Le boom des «box» alimentaires

Le Figaro le
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Les box proposent à la fois des nouveautés de grandes marques et des produits régionaux ou de niche de petits artisans qui gagnent ainsi en visibilité.

Recevoir chaque mois sa dose de chocolat et de produits à base de cacao dans sa boîte aux lettres, c'est ce que propose une jeune start-up, Chocofoliz, pour séduire les plus accros. Barres pralinées, tablettes de chocolat au curcuma et aux fleurs, mini-moules, spray chocolaté… Les coffrets (19,90 ou 39,90 euros par mois) de Chocofoliz s'offrent en cadeau ou s'achètent pour soi. Ils cibleront aussi bientôt les entreprises.

Après les beauty box, c'est au tour des food box et des wine box de devenir le dernier phénomène à la mode. La France a été précurseur, suivie aujourd'hui par l'Angleterre. Cela fait un an, sous l'impulsion de Gastronomiz puis de Eat Your Box, les deux leaders, que leur nombre a explosé. Une trentaine ont vu le jour, la plupart ne comptant que quelques centaines d'abonnés. «La passion pour la cuisine est une tendance de fond qui va durer, avec de plus en plus de marchés et produits de niche qui permettront de toucher des publics différents», explique Caroline Nilles, cofondatrice de Gastronomiz (3000 abonnés), qui espère franchir le cap des 10 000 abonnés d'ici à la fin de l'année. «L'aspect découverte et partage des box met de bonne humeur après une journée de boulot», renchérit Nicolas Martin, cofondateur de Chocofoliz.

La plupart de ces acteurs proposent à la fois des nouveautés de grandes marques et des produits régionaux ou de niche de petits artisans qui gagnent ainsi en visibilité. Avec un point commun: ils sont tous gourmets ou haut de gamme. Les produits sont accompagnés de recettes ou de conseils d'utilisation. «L'objectif est de faire cuisiner nos abonnés, les produits ne doivent pas rester dans le placard», souligne Caroline Nilles, qui lance une box à destination des enfants. «L'intérêt de ce type de partenariats est de mettre en avant nos produits au travers de recettes, explique Charlotte Ollier, nutritionniste du groupe bio Distriborg (Bjorg), dont les riz à poêler et boissons végétales figurent dans les box de Gastronomiz et Eat Your Box. Cela nous permet de toucher les consommateurs par le biais de la culinarité et non seulement par le bio.»

Buzz sur Internet

Grâce au relais des bloggers, des réseaux sociaux et des forums, les boxes permettent aussi de créer le buzz sur Internet. Certains abonnés postent sur YouTube des vidéos d'eux à l'œuvre, en train d'ouvrir leur box ou de réaliser une recette. «Il y a un effet démultiplicateur des box qui permettent de recruter des nouveaux consommateurs et de tester des produits, ce qui est particulièrement utile lorsqu'on lance une nouveauté», ajoute Émilie Jousserand, chef de produit Francine, en partenariat avec Gastronomiz. En échange des produits fournis par les marques, les box les alimentent en contenu rédactionnel, qui peut leur être facturé. Cela prend la forme de brochures glissées dans la box, de sondages sur les produits ou de renvois vers les sites Internet des marques. «Grâce au sondage proposé par Gastronomiz sur notre nouvelle préparation pour cupcakes, nous avons eu des retours directs de consommateurs, ce qui est très complémentaire de ce que nous apportent les médias classiques», ajoute Émilie Jousserand. S'il est encore trop tôt pour parier sur la pérennité de leur modèle économique, les box arrivent à point nommé. Car plus que jamais, les marques cherchent à renforcer les liens directs avec leurs consommateurs.

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