Le bonus-malus automobile nouveau est arrivé

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Le gouvernement veut réduire davantage les émissions de gaz à effet de serre dues aux voitures.
Le gouvernement veut réduire davantage les émissions de gaz à effet de serre dues aux voitures.

L'opposition l'a jugé inadapté aux enjeux. Nous nous contenterons pour notre part de saluer la volonté du nouveau gouvernement d'encourager les filières électrique et hybride à travers son plan de restructuration du secteur automobile.



Les fortes turbulences que traverse actuellement le groupe PSA, économiquement « coupable » d'avoir privilégié une production made in France et dont la direction prépare à un plan de restructuration dramatique, ont dominé l'actualité politique de ces dernières semaines et amené le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg à concevoir un plan de sauvetage de la filière automobile française. Décrié par l'UMP et le FN, ledit plan a tout de même le mérite de redéfinir le bonus-écologique, mesure-phare du Grenelle de l'environnement, à l'avantage des acheteurs de véhicules « propres ».


Cette réévaluation ne suffira sans doute pas à faire décoller les ventes de voitures électriques et de modèles hybrides, encore très loin de dominer le marché, quand bien même les prix à la pompe continuent d'augmenter, et qui sont aujourd'hui victimes de leur mauvaise réputation (usurpée) en termes de performances, d'un déficit d'infrastructures (néanmoins de plus en plus relatif, à tout le moins dans l'Hexagone) ainsi que du conservatisme des automobilistes. Elle participe cependant de la protection de l'environnement et a vocation à réduire substantiellement les rejets de gaz à effet de serre dus au transport routier.



Réouverture de la chasse aux émissions de CO2


Pour que les mentalités évoluent et que les rejets carbone continuent de diminuer sur la route, ce qui profiterait à tout le monde, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a décidé de multiplier par deux le bonus alloué aux véhicules hybrides rejetant moins de 110 grammes de CO2 () au kilomètre. La prime à l'achat est ainsi passée aujourd'hui-même de 2 000 à 4 000 euros.


Dans le même temps, le coup de pouce accordé aux voitures émettant entre 91 et 105 grammes de dioxyde de carbone au kilomètre est passé de 100 à 200 euros, tandis que le bonus concernant les véhicules rejetant de 61 à 90 grammes a augmenté de 400 à 550 euros. La hausse atteint par ailleurs 1 000 euros pour la tranche 51?60 grammes de CO2 (4 500 euros de bonus, contre 3 500 dans le précédent barème) et 2 000 euros concernant les modèles émettant entre 0 et 20 grammes de dioxyde de carbone au kilomètre (7 000 euros de bonus dans le nouveau barème), c'est-à-dire les voitures électriques.


Citée par nos confrères du site Internet Actu-environnement.com, l'association professionnelle pour le développement de la mobilité électrique Avere France est convaincue que « l'augmentation des aides à l'achat va stimuler les ventes et favoriser la maturité industrielle de la filière ». Dans ce contexte de crise économique aiguë, on peut toutefois en douter...


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