Le bonheur est dans le prêt

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Le bonheur est dans le prêt
Le bonheur est dans le prêt

Ce week-end, Monaco affronte Troyes. Une affiche que Corentin Jean ne pourra disputer en raison d'un accord entre l'ASM, qui a recruté le joueur cet été, et l'ESTAC, qui l'accueille en prêt pour la saison. Un arrangement parmi d'autres dans la constellation de possibilités qu'offrent les prêts dans le football d'aujourd'hui.

" Il n'y a pas de sécurité dans le football, c'est un univers irrationnel, alors que les sommes en jeu sont énormes. Regardez Di María, un échec à Manchester United, alors que maintenant il brille à Paris. Où est la logique ? C'est donc normal que les clubs trouvent des méthodes pour réduire les risques financiers et sportifs. " Franck Belhassen a l'habitude. Agent de plusieurs joueurs de Ligue 1 et Ligue 2, il a vu comme tous ses confrères la proportion de prêts sur le marché des transferts gonfler ces dernières années. Une conséquence " des finances toujours plus serrées des clubs, pour qui le droit à l'erreur se réduit " selon Philippe Fiorentino, associé d'une structure qui gère entre autres Romain Alessandrini et Mario Lemina, en prêt à la Juventus. " Un prêt, c'est une manière de faire des tests, de ne pas miser trop financièrement, cette tendance dans le football suit à sa manière les évolutions du monde du travail où on essaie de rendre les salariés plus "mobiles", plus adaptables à un volume de travail. " Pour répondre à une blessure d'un joueur cadre, compléter un effectif qui doit jouer une compétition supplémentaire ou simplement faire progresser un élément trop tendre pour l'équipe première. Avec ses différentes facettes, le prêt est devenu une solution passe-partout. Tour d'horizon.

  • Le prêt sans option d'achat


    Gratuit ou payant, il est ce qu'il y a de plus classique dans le monde du football. Son coût pour le club d'accueil varie en fonction du camp le plus demandeur : s'il s'agit de donner du temps de jeu à un jeune ou de relancer un élément plus expérimenté, l'indemnité sera faible, voire nulle. En revanche, s'il s'agit pour le club " emprunteur " de compenser un manque dans son effectif, le prix sera plus élevé, même si ce dernier type de transactions entre le plus souvent dans le cadre des prêts avec option d'achat. " L'idée d'un prêt sans option, c'est de laisser le joueur progresser dans un autre cadre plus accessible, on mise sur un potentiel ", explique Fiorentino. " Cela peut être un projet sportif, à savoir de préparer le joueur pour un jour renforcer son équipe première, mais aussi économique, à savoir de…



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