Le Bolchoï change de pied après les soubresauts

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Yulia Stepanova et Vladislav Lantratov.
Yulia Stepanova et Vladislav Lantratov.

Porté par une nouvelle équipe, le ballet russe veut faire oublier les scandales qui l'ont agité. Dimanche 19 mars, 176 salles Pathé diffuseront un programme de trois pièces.

Les scandales passent, le Bolchoï reste droit dans ses chaussons. Quatre ans après l'agression à l'acide, en janvier 2013, du directeur du ballet, Sergueï Filine, la prestigieuse troupe russe de 250 danseurs conserve son aura. Depuis 2009, le succès mondial des retransmissions au cinéma de spectacles interprétés par la compagnie, pilotées par Pathé Live, n'a pas flanché. Au contraire. Le nombre de salles concernées augmente. Elles sont aujourd'hui 1 700 dans 60 pays dont le Qatar, le Bahreïn, les Emirats arabes unis, récemment arrivés dans la boucle.

Quatre jours avant la diffusion en direct, dimanche 19 mars, d'un programme de trois pièces signées Jerome Robbins, Harald Lander et Alexeï Ratmansky, l'effervescence grimpe au gré des ultimes répétitions. Les nouveaux hommes forts de la devanture culturelle russe sont Vladimir Ourine, 70 ans, directeur général, et Makhar Vaziev, 56 ans, à la tête du ballet. Le premier a succédé à Anatoli Iksanov, limogé en 2013, emporté par les remous. Il a nommé Vaziev à la place de Filine qui va, lui, tenir les rênes de la nouvelle académie de jeunes chorégraphes en cours d'élaboration.

Dans le milieu culturel russe, la réputation d'Ourine, directeur du Théâtre Stanislavski pendant dix-sept ans, est celle d'un « grand administrateur, honnête et direct ». Ouvert sur le contemporain, il a programmé dès les années 1990 les chorégraphes Josef Nadj et José Montalvo. Son mandat vient d'être renouvelé pour cinq ans. Trois mille personnes au tot...

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