Le bois de chauffage flambe en Ile-de-France

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Si les bûches restent chères dans Paris,les Franciliens redécouvrent leurs vertus.

Les bûches sont en pleine explosion dans la capitale. Avec le froid polaire actuel et l'augmentation des hydrocarbures, les cheminées recommencent à crépiter de plus belle. «Les ventes galopent depuis qu'il fait froid. Nous sommes presque à court de bois, explique un vendeur de la station BP de l'avenue Paul-Doumer (XVIe). Nous vendons le filet de 6 à 7 bûches, soit un quart de litre, 9,80 euros, avec de petits allumes très pratiques pour 4 euros.» Un prix suffisamment élevé pour ne profiter de la chaleur des flammes que de façon occasionnelle et conviviale. C'est d'ailleurs la principale motivation du marché parisien même si cela est en train d'évoluer. «Nous n'avons pas de demande pour fournir Paris intra-muros», explique Sylvain Léonard, responsable de la filière bois bûches Ile-de-France à l'ONF (Office national des forêts), à travers la société commune ONF Molinario.

Réglementation européenne

Et contrairement aux idées reçues, les habitants de la capitale peuvent encore faire du feu dans leurs cheminées. Mais à deux conditions: «Ne pas incommoder les voisins et procéder à deux ramonages par an: au début de la mise en route de la cheminée et au milieu de la période de chauffe», poursuit Sylvain Léonard. Si de nombreux consommateurs de Paris intra-muros ont une approche du bois comme agrément, en revanche en Ile-de-France le profil de consommateur est différent. La demande est régulière et croissante. «En Ile-de-France, en zone pavillonnaire, la consommation de bois bûches affiche une progression de 30% sur 12 mois avec désormais 30.000 stères de bois livrées chaque année. Cela commence à faire un gros volume», indique Sylvain Léonard. Principale raison: la consommation correspond à une source d'énergie alternative et complémentaire des énergies traditionnelles. «Avec l'augmentation des hydrocarbures, le chauffage au bois est moitié moins cher que le fioul et 30% plus économique que le gaz, remarque Sylvain Léonard. C'est un peu plus contraignant d'alimenter une chaudière à bois aussi il s'agit d'une source d'énergie complémentaire.»

En outre, avec la prochaine réglementation européenne, il deviendra de plus en plus difficile de faire du feu en «foyer ouvert», c'est-à-dire dans une cheminée classique sans insert. Pour limiter l'émission de particules, Bruxelles compte interdire le feu de cheminée dans les grandes agglomérations comme Paris. «L'intérêt du poêle à granulés qui s'adaptent bien à la vie urbaine devient encore plus important, souligne Cyril Esnault, fondateur du site Internet Allobois.com. Et on peut être branché Internet tout en aimant le bois de chauffe. Les Franciliens représentent un tiers de nos acheteurs de bois», poursuit le responsable. Une source d'énergie remontant à la préhistoire qui a pourtant encore plein d'avenir au XXIe siècle.

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