Le bisphénol A favoriserait l?obésité

le
0
Présent notamment dans les biberons et les conditionnements alimentaires, le bisphénol A aurait un lien avec l?obésité.
Présent notamment dans les biberons et les conditionnements alimentaires, le bisphénol A aurait un lien avec l?obésité.

C'est ce qu'affirment les auteurs d'une étude parue dans le JAMA (The Journal of the American Medical Association), qui accablent encore un peu plus le composé chimique.


Le bisphénol A (BPA) était en effet déjà suspecté de favoriser, entre autres, le diabète, des anomalies de fonctionnement du pancréas et de la thyroïde ou encore une diminution du taux et de la qualité des spermatozoïdes. Rappelons aussi que le Réseau environnement santé (RES) a établi des liens entre lui et le cancer du sein, le cancer de la prostate et divers troubles du comportement.


De quoi donner raison au Parlement français, qui a légiféré l'an passé et voté une interdiction totale du BPA dans l'ensemble des conditionnements alimentaires, suivant ce que préconisaient les associations de protection de l'environnement. Adoptée le 1er janvier 2014, cette mesure historique entrera en vigueur le 1er janvier précédent pour les enfants de moins de trois ans.


Conduite sur deux mille huit cent trente-huit jeunes citoyens américains âgés de seize à dix-neuf ans et relayée par nos confrères du Figaro, l'expertise précitée, elle, établit pour la première fois un lien net entre la présence dans les urines du perturbateur endocrinien et le risque d'être obèse chez l'homme. Les chercheurs ont ainsi découvert des traces de BPA dans les urines de 93 % des personnes examinées.



« Mauvaise alimentation et manque d'activité physique sont des facteurs majeurs d'obésité infantile (?), mais cette étude montre que nous devons aussi nous intéresser aux facteurs environnementaux »


Celles-ci ont été réparties « en quatre groupes, des plus (exposées) au BPA (avec un taux élevé dans les urines) aux moins (exposées). Résultat: quels que soient leur milieu socio-économique et leur sexe, les enfants du groupe présentant les taux les plus élevés de BPA avaient deux fois plus de risques d'être obèses que les moins exposés - 22% contre 10% », résume le site Internet du quotidien. Détail (très) troublant : le lien entre BPA et obésité n'a été observé que chez les personnes de couleur blanche. Une spécificité qui selon le Dr Leonardo Trasande, professeur de pédiatrie et de médecine environnementale à l'Université de New York (Etats-Unis) et directeur des recherches, pourrait s'expliquer par la génétique.


« Mauvaise alimentation et manque d'activité physique sont des facteurs majeurs d'obésité infantile aux États-Unis, mais cette étude montre que nous devons aussi nous intéresser aux facteurs environnementaux comme troisième vecteur important de l'épidémie », a-t-il commenté, cité par Le Figaro. La corrélation entre le perturbateur endocrinien et le surpoids pourrait néanmoins ne pas être directe.


A ce stade, on ne peut en effet pas exclure que le BPA altère le système hormonal des individus obèses. De même, les hypothèses d'un allaitement via des biberons contenant le composé chimique et d'un régime alimentaire des obèses comprenant davantage de denrées contaminées (cannettes de soda, plats à réchauffer au micro-onde etc.) ne peuvent être écartées. Raison de plus pour se tourner vers l'alimentation bio, locale tant qu'à faire?


Lire la suite
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant