Le bio résiste à la crise

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Plus de trente-six mille agriculteurs français se sont convertis au bio.
Plus de trente-six mille agriculteurs français se sont convertis au bio.

L'objectif énoncé par le précédent gouvernement dans le cadre du Grenelle de l'environnement, à savoir 20 % de la SAU (Surface agricole utile) convertie au bio à l'horizon 2020, sera très difficile à atteindre. Pour autant, l'agriculture bio séduit de plus en plus...



La crise économique a amené l'ancienne majorité à revoir ses incitations à la baisse. Dans le même temps, le recours aux herbicides, insecticides et pesticides a nettement augmenté, rendant illusoire la réussite du plan Ecophyto 2018, lequel vise à réduire de moitié l'utilisation des substances précitées d'ici 2018 (par rapport aux niveaux de 2008). Il y a donc tout lieu de croire que l'avènement d'un modèle agricole plus respectueux de la planète comme le réclame les associations de protection de l'environnement à cor et à cri, en particulier le WWF, n'interviendra pas de sitôt.


Le gouvernement a néanmoins officialisé la mise en plan d'un nouveau plan de développement pour l'agriculture biologique durant la Conférence environnementale . Reste à connaître ses modalités et ses objectifs, qui devraient être dévoilés dans les prochaines semaines.


En attendant, l'Agence Bio a dressé tout à l'heure un bilan plutôt rassurant de la filière, dont le chiffre d'affaires pourrait atteindre quatre milliards cent millions d'euros d'ici la fin de l'année.



« L'offre se veut à la hauteur de la demande »


Le secteur est « dynamique dans une conjoncture difficile », s'est félicité son président François Thierry, cité par nos confrères de L'Usine Nouvelle et qui a précisé que, « concernant les produits laitiers, l'offre va bientôt coller à la demande ». L'Agence Bio a par ailleurs enregistré mille cent nouveaux « cas » d'agriculteurs éco-convertis, ce qui porte à très exactement trente-six mille quatre cent cinquante-sept le nombre d'opérateurs bio dans nos frontières. Cette fois encore, d'une façon générale, « l'offre se veut à la hauteur de la demande », résume le site Internet de l'hebdomadaire. Sachant que d'après un sondage récent, 60 % de nos compatriotes ont déjà investi dans des produits bio et 56 % ont fait part de leur intérêt pour une offre de produits bio dans les restaurants.


Ça tombe bien : six établissements sur dix proposent aujourd'hui des denrées de ce type. Quant aux parcelles cultivables dédiées au bio, elles s'étendaient au dernier pointage sur quelque cent soixante-treize mille hectares. Le cap des deux cent mille sera sans doute franchi prochainement...


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