Le bilan des violences en Centrafrique revu à six morts

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    DAKAR, 19 septembre (Reuters) - Six personnes ont trouvé la 
mort dans les combats qui ont opposé vendredi soir des milices 
en République centrafricaine, ont annoncé lundi le gouvernement 
et la Minusca, la mission de maintien de la paix de l'Onu en 
Centrafrique, qui ont revu à la baisse le bilan initial. 
    Un porte-parole de la présidence centrafricaine avait fait 
état de 26 morts samedi dans ces violences qui ont opposé des 
rebelles musulmans de la Séléka aux milices chrétiennes 
anti-balaka dans les communes de Ndomété et de Kaga Bandoro, 
situées à plus de 200 km au nord de la capitale, Bangui. 
    "La Minusca confirme seulement à ce stade un total de six 
morts", a déclaré son porte-parole, Hervé Verhoosel. Une enquête 
est en cours, a-t-il précisé. 
    Le porte-parole du gouvernement, Albert Mokpeme, a lui aussi 
révisé son bilan à la baisse, s'alignant sur celui des Nations 
unies. 
    La République centrafricaine tente de tourner la page sur 
les violences à caractère ethnique et confessionnel qui ont 
débuté début 2013 lorsque les rebelles de la Séléka ont renversé 
le président François Bozizé. 
    Les miliciens chrétiens anti-Balaka ont répliqué, et le 
cycle des exactions et des représailles a déplacé un cinquième 
de la population, tandis que l'armée française et les casques 
bleus de l'Onu intervenaient pour tenter de stopper les 
effusions de sang. 
    Faustin-Archange Touadéra, ancien Premier ministre, a été 
élu président en février dernier. Mais rebelles et miliciens 
sont toujours présents dans de larges portions du territoire. 
 
 (Henri-Pierre André et Danielle Rouquié pour le service 
français) 
 
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