Le Bhoutan, nouvelle antre du bio

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Petit pays situé dans l'est de la chaîne de l'Himalaya, le Bhoutan est un exemple à suivre en matière de développement durable
Petit pays situé dans l'est de la chaîne de l'Himalaya, le Bhoutan est un exemple à suivre en matière de développement durable

Petit pays himalayen fort peu médiatisé, le Bhoutan n'en ambitionne pas moins, tout comme les États scandinaves et l'archipel des Maldives, de devenir un modèle écologique.



Et si l'exemple en matière de protection de l'environnement venait non des pays occidentaux, mais de petits États à la notoriété étriquée ? Le Bhoutan est de ceux-ci. Pays d'Asie du Sud sans littoral, « coincé » dans l'est de la chaîne de l'Himalaya, peuplé d'environ sept cent mille âmes et s'étendant sur à peine quarante-sept mille kilomètres carrés, il n'a rien d'un « foudre de guerre » diplomatique et des centaines de millions de personnes dans le monde ne savent sans doute même pas qu'il existe.


Il pourrait toutefois devenir un peu plus célèbre si les pouvoirs publics, qui ont déjà montré que le développement durable n'était pas chose vaine dans leur esprit, réussissaient à faire de lui le premier pays du monde 100 % bio. Impossible ? Il se trouve que la grande majorité de ses habitants vivent surtout de ses petites plantations, « qui ne représentent que 3 % de la surface du pays ». « Le plus souvent, les populations n'utilisent que du compost ou des feuilles pourries comme engrais », détaillent nos confrères de 20 Minutes.



Un terrain propice


La conversion au « tout biologique » ne serait donc pas un pas gigantesque supposant de profondes modifications des habitudes de comportement. Ayant été à bonne école, largement ruraux, les Bhoutanais ont aussi des convictions religieuses propices à une telle évolution.


« Si l'on pratique l'agriculture intensive, cela implique l'utilisation de nombreux produits chimiques, ce qui ne correspond pas à notre croyance bouddhiste qui nous demande de vivre en harmonie avec la nature », explique en effet le ministre de l'Agriculture Pema Gyamtsho, cité par le quotidien et qui assure que « seuls les paysans vivant dans des endroits accessibles par route ont la possibilité de recourir (auxdits) produits ». Et d'ajouter : « Nous avons identifié des récoltes qui peuvent devenir bio immédiatement et d'autres qui verront un retrait progressif de l'utilisation des substances toxiques, comme le riz. »


Dans l'indifférence quasi-générale, le Bhoutan tisse sa toile verte. Il serait appréciable que d'autres pays à la marge de manoeuvre financière plus importante s'inspirent de lui...


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