Le bénéfice de Fiat Chrysler bat le consensus au 1er trimestre

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FCA BAT LE CONSENSUS AU 1ER TRIMESTRE
FCA BAT LE CONSENSUS AU 1ER TRIMESTRE

par Agnieszka Flak

MILAN (Reuters) - Fiat Chrysler Automobiles (FCA) a battu le consensus pour son bénéfice au premier trimestre, grâce à une forte performance en Amérique du Nord, mais sa dette a augmenté, ce qui a eu pour conséquence de faire baisser l'action.

La dette nette industrielle était de 6,6 milliards d'euros fin mars contre 5,1 milliards trois mois auparavant, ce qui est aussi la conséquence d'effets saisonniers et de change.

L'administrateur délégué Sergio Marchionne s'est engagé à effacer la dette d'ici 2018 mais les investisseurs s'inquiètent des retards de produits et de la situation difficile au Brésil, jadis l'un des marchés les plus porteurs du constructeur automobile italo-américain.

Le septième constructeur automobile mondial a fait état d'un bénéfice d'exploitation ajusté presque doublé à 1,38 milliard d'euros au premier trimestre, au-dessus du consensus Thomson Reuters le donnant à 1,17 milliard.

Le chiffre d'affaires a progressé de 3% à 26,57 milliards d'euros, mais il est lui inférieur aux attentes.

"La hausse de la dette semble le principal point négatif (...) et il reste à savoir si les bénéfices pourront se renouveler à l'avenir", dit un trader milanais.

L'action perdait 0,5% à 7,19 euros en Bourse de Milan dans l'après-midi.

L'Amérique du Nord a représenté près de 90% du bénéfice trimestriel de FCA, témoin d'une forte demande portée sur les SUV Jeep et les pickups.

FCA a en outre renoué avec le bénéfice en Amérique latine.

Le constructeur remodèle deux sites aux Etats-Unis pour augmenter la production de SUV et de pickups, améliorer sa gamme et renforcer ses finances avant que le marché automobile américain n'arrive à un plateau.

La marge en Amérique du Nord a augmenté à 7,2% durant le trimestre contre 3,7% l'an passé, FCA réduisant ainsi l'écart avec ses concurrents General Motors et Ford Motor, mais les investisseurs se demandent s'il pourra tenir le rythme.

Marchionne insistait voici un an sur la nécessité de réduire le nombre d'intervenants du marché automobile mondial afin de faire face aux lourds investissements rendus nécessaires par de nouvelles normes et par la sophistication des nouvelles technologies.

Il a ainsi courtisé un moment GM mais il s'est fait régulièrement éconduire et d'autres constructeurs, tels Ford, ont fait savoir depuis qu'une alliance ne les intéressait pas.

L'action FCA a perdu le quart de sa valeur depuis lors, le bilan du groupe étant l'un des moins brillants du secteur automobile et les investisseurs s'inquiétant de son exposition au marché américain, dans l'hypothèse d'un futur tassement de ce dernier.

A quoi Marchionne a répondu qu'il ne voyait pas le marché nord-américain s'effondrer ou à tout le moins fléchir sensiblement cette année, admettant toutefois qu'il est devenu plus rude et plus concurrentiel.

Il a ajouté que rien ne permettait de penser que les objectifs de 2018 n'étaient pas réalisables.

(Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Joanny)

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