Le bénéfice de Citigroup chute moins que prévu

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 (Actualisé tout du long) 
    NEW YORK, 15 juillet (Reuters) - Citigroup  C.N  a annoncé 
vendredi une contraction de 14% de son bénéfice au deuxième 
trimestre, ce qui est nettement moins que la chute de 25% 
évoquée début juin par son directeur général, Michael Corbat, le 
rebond de ses activités de trading ayant partiellement compensé 
les effets de la faiblesse persistante des taux d'intérêt. 
    Comme toutes ses concurrentes, la quatrième banque 
américaine par les actifs a constaté un pic dans les volumes de 
transactions après le vote britannique en faveur d'une sortie de 
l'Union européenne le 23 juin. 
    Citigroup, qui réalise plus de la moitié de son chiffre 
d'affaires en dehors des Etats-Unis, a réalisé un bénéfice net 
ajusté de 4,0 milliards de dollars (3,62 milliards d'euros) sur 
la période avril-juin contre 4,65 milliards un an plus tôt. 
    Le bénéfice par action a reculé à 1,24 dollar contre 1,45 
dollar il y a un an mais il est supérieur à l'estimation moyenne 
des analystes qui l'attendaient à 1,10 dollar, selon Thomson 
Reuters I/B/E/S. 
    L'action Citigroup perdait 0,9% à 44,05 dollars vers 15h20 
GMT, alors que l'indice sectoriel des banques à Wall Street 
 .SPSY  cédait 0,40% dans le même temps. 
    Comme la plupart de leurs homologues à travers le monde, les 
banques américaines souffrent de la faiblesse des taux 
d'intérêt, qui limite les revenus tirés du crédit. 
    La marge nette d'intérêt de Citigroup, une mesure 
essentielle de la rentabilité du crédit, a reculé à 2,86% contre 
2,95% un an plus tôt. 
    Contrairement à sa concurrente Wells Fargo, Citigroup a vu 
ses provisions pour créances douteuses se contracter au deuxième 
trimestre. 
    Malgré la faiblesse des taux d'intérêt, Citi tente de tirer 
parti du dynamisme de l'économie américaine en remodelant ses 
activités de cartes de crédit, ce qui implique toutefois des 
dépenses sur le plan commercial. 
    Michael Corbat espère que cette initiative augmentera le 
chiffre d'affaires de la banque et permettra de redistribuer 
davantage d'argent aux actionnaires. Le directeur général de 
Citigroup a déjà choyé les investisseurs cette année en 
augmentant le dividende et les rachats d'actions après la 
réussite de la banque aux derniers tests de résistance organisés 
aux Etats-Unis, alors qu'elle avait échoué aux deux précédents. 
    Banque américaine la plus tournée vers l'international, 
Citigroup a vu le bénéfice net de ses activités dans la banque 
de détail progresser de 7% à l'étranger mais chuter de 22% en 
Amérique du Nord. 
    Globalement, ses dépenses de fonctionnement se sont 
contractées de 5% à 10,37 milliards de dollars, notamment en 
raison d'effets de changes, mais ses recettes ont baissé encore 
plus fortement, de 8%. 
    Les activités de banque institutionnelle, qui incluent la 
banque d'investissement, ont enregistré une hausse de 2% du 
bénéfice net en raison notamment d'un bond de 14% dans le 
trading obligataire. 
 
 (David Henry, avec Sweta Singh à Bangalore; Bertrand Boucey 
pour le service français, édité par Marc Angrand) 
 

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