Le Bayer Leverkusen au crible

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Le Bayer Leverkusen au crible
Le Bayer Leverkusen au crible

Le PSG s'en tire bien. En héritant du Bayer Leverkusen, le club de la Capitale a évité Arsenal et Manchester City, tirages a priori plus complexes pour les hommes de Laurent Blanc. Mais il faudra tout de même un PSG au mieux de sa forme pour rejoindre les quarts de finale. Car le club allemand n'est pas pour rien deuxième de Bundesliga derrière le Bayern Munich, mais devant le Borussia Dortmund, vice-champion d'Europe en titre. Equipe jeune et ambitieuse, le Bayer Leverkusen de Sami Hyypiä est composé de quelques internationaux allemands de grande qualité. Il faudra évidemment se méfier de l'attaquant Stefan Kiessling, quatrième meilleur buteur de Bundesliga avec neuf unités (ndlr : dont le fameux but fantôme contre Hoffenheim en octobre dernier), mais surtout meilleur réalisateur l'an passé (25 buts) devant Robert Lewandowski (Borussia Dortmund) et Alexander Meier (Eintracht Francfort). Pas forcément le plus connu des attaquants de la Mannschaft mais d'une grande efficacité (120 buts en 291 matchs avec Leverkusen depuis 2006). Boudé par Joachim Löw qui préfère Miroslav Klose, Thomas Müller ou Mario Gomez en sélection, il sera l'arme numéro un des Noir et Rouge face au PSG.

Bender, Leno, Sam, Son et les autres

Mais les Parisiens ne devront pas se focaliser uniquement sur le buteur allemand, l'un des plus sous-cotés au niveau européen. Le capitaine Simon Rolfes, milieu de terrain expérimenté, est un des hommes de base de Sami Hyypiä. L'entraîneur finlandais a en effet réussi la prouesse de conserver son ossature de la saison passée. Seul André Schürrle a rejoint Chelsea cet été. Pour le reste, l'ancien défenseur emblématique de Liverpool peut toujours compter sur Lars Bender, Bernd Leno ou encore Sidney Sam, ses piliers. Mais aussi sur l'émergence de joueurs méconnus mais talentueux à l'image du Sud-Coréen Son. Arrivé d'Hambourg pour pallier le départ de Schürrle, il s'est rapidement montré indispensable en inscrivant son premier but sous ses nouvelles couleurs dès la journée inaugurale du championnat allemand. Aujourd'hui, il en est déjà à sept buts marqués en seulement treize matchs de Bundesliga. En Allemagne, le football développé par le club de Rhénanie-du-Nord-Westphalie est un modèle du genre malgré des résultats souvent décevants. Sans titre de champion à son actif, avec une seule Coupe d'Allemagne comme trophée national, le Bayer Leverkusen pâtit de la comparaison avec le Bayern Munich, le Borussia Dortmund ou encore Schalke 04. Mais sa présence depuis 1979 sans discontinuer au plus haut niveau en fait un club à part dans le paysage allemand.

Le souvenir de 2002 à Glasgow

Sur le plan européen, le Bayer Leverkusen a tout de même remporté une Coupe de l'UEFA en 1988 face à l'Espanyol Barcelone. Paradoxalement, c'est d'une défaite dont tout le monde se souvient. Celle contre le Real Madrid de Zinédine Zidane lors de l'épopée en Ligue des Champions en 2001-2002. Ce jour-là, dans le prestigieux Hampden Park de Glasgow, il avait fallu que le numéro 10 français marque l'un des plus beaux buts de sa carrière pour remporter le trophée au nez et à la barbe des Allemands. Douloureux souvenir pour Michael Ballack qui fait partie des grands joueurs historiques passés par le Bayer Leverkusen. Au même titre que Oliver Neuville, Ulf Kirsten, Bernd Schuster, Rudi Völler (toujours dans le staff), Lucio, Zé Roberto, Dimitar Berbatov, Marko Babic ou encore Diego Placente. Une pléiade de noms qui ont fait de ce club le troisième du football allemand. Ce sera en tout cas une première pour le PSG qui n'a en effet jamais affronté Leverkusen en Coupe d'Europe. La Bayarena (30 210 places) attend déjà les stars parisiennes de pied ferme.

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