Le bassin de la Dordogne reconnu réserve mondiale de biosphère par l'UNESCO

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La biodiversité du bassin de la Dordogne a bénéficié d'un vrai traitement de faveur.
La biodiversité du bassin de la Dordogne a bénéficié d'un vrai traitement de faveur.

L'organisme onusien a retenu le dossier de candidature, déposé en septembre dernier après un travail acharné.


Partout dans le monde ou presque, la biodiversité perd du terrain. Certains gouvernements ont eu la bonne idée de ne pas rester inactifs, à l'image du gouvernement australien, qui devrait prochainement officialiser la création d'une gigantesque réserve naturelle marine afin de protéger l'inestimable Grande Barrière de corail, menacée à la fois par le réchauffement climatique, l'acidification des océans, corollaire de la hausse du thermomètre mondial, la pollution et l'exploitation pétrolière.


Dans nos frontières, l'ancienne majorité a également créé de nouveaux parcs naturels et ce que nous appellerons « l'obligation de protection » de la biodiversité, ou des biodiversités, a été renforcée dans le cadre des deux lois du Grenelle de l'environnement. Très préoccupé elle aussi, l'UNESCO vient quant à elle de classer le bassin de la rivière Dordogne réserve mondiale de biosphère.


« Un événement et une reconnaissance », ont judicieusement commenté nos confrères de Sud-Ouest, qui soulignent que cette mesure « concerne la rivière de sa source, au Puy de Sancy (Puy-de-Dôme), jusqu'à l'embouchure de la Gironde, sur une surface de vingt-quatre mille kilomètres carrés ». Elle englobe en outre les affluents de la Dordogne, longue de quatre cent quatre-vingt-trois kilomètres et qui au même titre que la plupart des autres cours d'eau français de la façade Atlantique se caractérise par un débit élevé, ainsi que six départements : le Puy-de-Dôme, le Cantal, la Corrèze, le Lot, la Dordogne et la Gironde.



« Les activités humaines sont diversifiées depuis des siècles tout en s'intégrant dans un environnement préservé »



Reconnu comme telle par le conseil international de coordination du programme MAB (Man and the biosphere), le bassin versant de la Dordogne est aussi la dixième réserve mondiale de biosphère en France, un statut attribué à des sites présentant une grande richesse environnementale, préservant leur équilibre naturel et dont pouvaient déjà se prévaloir, entre autres, la Camargue (Bouches-du-Rhône et Garde), le Lubéron (Alpes-de-Haute-Provence et Vaucluse) ou encore le Mont Ventoux (Vaucluse). Président du Conseil général de la Dordogne et d'Epidor (NDLR : l'établissement public territorial du bassin de la Dordogne) cité par le quotidien, Bernard Cazeau a mis en avant « le travail méthodique et collectif accompli par Epidor, qui a su associer l'ensemble de la population, des acteurs socioprofessionnels, des usagers de la rivière et des collectivités ».


Réunions et autres séances se sont en effet multipliées jusqu'au dépôt de la candidature, en septembre dernier. « Ici, les activités humaines sont diversifiées depuis des siècles tout en s'intégrant dans un environnement préservé [?] Les eaux sont de bonne qualité pour la baignade. Cet équilibre est rare et mérite de servir d'exemple », précisait il y a peu le directeur d'Epidor Guy Pustelnik, également cité par Sud-Ouest et qui peut donc avoir la satisfaction du devoir accompli.


Précieux sésame, le label de l'UNESCO a aussi été accordé à des hommes pour qui le développement durable n'est pas chose vaine. Ils ne l'ont pas volé.


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