Le barrage d'accession est bien de retour !

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La LFP a confirmé jeudi, à l'issue de son Conseil d'Administration, qu'un barrage opposerait le dix-huitième de L1 au troisième de L2 à compter de la saison prochaine. Une première depuis 1993.

Le foot professionnel français a fini par « trouver un compromis », de l’aveu même de Guy Cotret, président de l’Union des Clubs Professionnels de Football (UCPF) et de l’AJ Auxerre. La Ligue de Football Professionnel a officialisé jeudi, par la voix de Didier Quillot, son nouveau directeur général, le retour d’un barrage d’accession pour la saison prochaine. « Nous avons voté le système à 2+1, avec match aller sur le terrain du troisième de Ligue 2 et le match retour sur le terrain du dix-huitième de Ligue 1 », a-t-il précisé. Ce sera une première depuis la saison 1992-1993 et la victoire de Cannes aux dépens de Valenciennes. Cette officialisation met fin à une année de cafouillages, Frédéric Thiriez, président de la LFP, ayant à l’origine voulu imposer un passage en force à deux montées et deux descentes entre la L1 et la L2. Une décision finalement retoquée par le Conseil d’Etat, qui a refusé de le mettre en place pour la saison en cours. Ce sera au tour de l'Assemblée Fédérale de se prononcer sur la tenue d'un barrage similaire entre L2 et National, cette dernière compétition étant organisée par la FFF.

L’indemnité d’aide à la relégation augmentée

A noter que ce n’est pas la seule mesure concernant la L1 entérinée lors du Conseil d’Administration, à l’issue duquel Quillot et Cotret étaient accompagnés de Bernard Caïazzo, président du conseil de surveillance de Saint-Etienne et du syndicat Première Ligue, réunissant dix-neuf des vingt présidents de clubs de l’élite. « Nous avons travaillé en rassemblant les gens et en impliquant la Fédération, a-t-il souligné. Le but est d’aller vers un consensus général. » Une belle photo de famille symbolisant l’unité retrouvée du football professionnel français. Cette solidarité se retrouve dans l’indemnité d’aide à la relégation, dont l’augmentation a été actée. Les clubs toucheront désormais 500 000 euros par années consécutives passées en L1, 250 000 euros en cas de saisons non consécutives, dans la limite de sept millions d’euros maximum. Une mesure censée favoriser la venue d’investisseurs en amortissant les conséquences financières d’une descente sportive.
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