Le baroud d'honneur des lycées de ZEP

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Le baroud d'honneur des lycées de ZEP
Le baroud d'honneur des lycées de ZEP

Presque un demi-mois de salaire de perdu : aujourd'hui, c'est le douzième jour de grève depuis septembre, pour Jean-Matthias Fleury. Ce professeur de philosophie de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) prendra, cet après-midi, le RER pour manifester à Paris, sous la bannière de Touche pas à ma ZEP. Mais sans illusion : ce collectif, qui rassemble une centaine de lycées, principalement en banlieue parisienne et à Marseille, en est à son dixième et probablement dernier rassemblement, sans avoir pu s'imposer dans l'agenda de l'Education nationale, de plus en plus gelée à mesure qu'approche l'élection présidentielle.

 

Pas de garantie après 2019

 

Le rendez-vous a été fixé devant le prestigieux lycée Henri-IV, comme un symbole de l'abîme qui sépare le haut du bas de l'échelle scolaire. Les professeurs réclament qu'à l'image des écoles et des collèges en difficulté leurs lycées bénéficient d'un véritable statut, avec des moyens nouveaux. Actuellement, leurs aides restent disparates, sans transparence ni garantie après 2019. « Nos élèves sont en grande difficulté, certains en seconde générale ne savent pas écrire : Je n'ai pas. Et, face à ça, l'Education nationale ne propose que du bricolage », se désole Anouch Yotnahparian, prof d'anglais.

 

« Si la mobilisation s'arrête, c'est parce qu'on n'en peut plus, et qu'on a tous mauvaise conscience d'être absents alors que le bac approche », estime Noé Leblanc, du lycée Eluard de Saint-Denis. « Mais notre combat va continuer », promet-il. A ce jour, le collectif n'a obtenu qu'une appellation : « établissements fragiles ». C'est désormais sous ce vocable que l'Education nationale classe les quelque 408 lycées dont les difficultés justifieraient des moyens particuliers. La ministre Najat Vallaud-Belkacem leur a aussi promis 450 postes pour la rentrée 2017. Mais les enseignants des académies de Créteil, Versailles et Lille, que nous avons contactés ...

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