Le Barça et l'abandon du jeu .

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Le Barça et l'abandon du jeu .
Le Barça et l'abandon du jeu .

Depuis la prise de pouvoir de Guardiola à l'été 2008, le Barça était devenu " Més que un club " non plus seulement pour la Catalogne, mais pour le monde entier. Une philosophie de jeu unique, un entraîneur formé au club, des joueurs formés au club, des stars généreuses et pleines de belles paroles. Aujourd'hui, le Barça traverse ce que les médias appellent, avec précipitation, une crise. Parce que comme tous les autres clubs, le Barça est fait de cycles, plus ou moins vertigineux. Et la période actuelle est plus familière avec les scandales financiers et les transferts ratés que les belles histoires et les exploits collectifs. Quand le jeu passe au second plan, le reste s'écroule.

En juin 2008, le Barça termine la saison à 18 points du Real Madrid des Hollandais de Schuster. À trois journées de la fin, au Bernabéu, les Blaugrana forment à contre-cœur le fameux pasillo. Laporta remercie Rijkaard et donne une chance à Guardiola. D'emblée, les gros noms Ronaldinho, Zambrotta ou encore Deco sont balancés à l'eau, tandis que les Sévillans Dani Alves et Seydou Keita, bien plus discrets, montent sur le navire. Sur le pont, Guardiola donne ses ordres. Xavi raconte : " Avec son arrivée, les exigences ont changé : avant, un kilo ici ou là n'avait pas d'importance. Quelques minutes en retard ne changeaient rien. À partir du moment où il est arrivé, chaque détail comptait. Pep était au-dessus de la montagne, et il nous observait comme un aigle. " Le jeu et ses exigences sont replacés au centre de la vie du groupe, qui passe rapidement d'une bande de gros égos à " un petit groupe d'écoliers ", dixit Ibrahimovi?.

Pas de privilèges, beaucoup d'efforts. Exactement le même slogan qu'a essayé d'intégrer Luis Enrique à son arrivée. Un club et des joueurs au service de leur entraîneur, comme dans un conte de fées. Via la maîtrise du jeu de son équipe, le Barça atteint alors un niveau de sérénité sans égal. Le Barça est " Plus qu'un club ", tout beau football porte un badge " à la barcelonaise ", et la Masia est présentée comme une sorte de chocolaterie paradisiaque du football. Mais aujourd'hui, deux ans et demi après le départ de Guardiola, l'équilibre s'est rompu. Le club ne soutient plus ses entraîneurs, et le jeu ne soutient plus l'image du club. Que s'est-il passé ? Où est mort cet équilibre ? Messi l'a-t-il tué ? Rosell l'a-t-il emporté dans sa chute ? Et si le Barça ne pouvait survivre à l'envol de l'aigle Guardiola ?
Une crise à nuancer
Tous les clubs, petits et grands, connaissent des crises plus ou moins superficielles. L'incapacité à déséquilibrer un Atlético Madrid privé de Diego Costa aurait pu faire éjecter Carlito après une Décima perdue contre le voisin bruyant, à une minute près. Pour commencer, il faut donc nuancer cette " crise " que traverse le Barça. D'une part, une star et son entraîneur peuvent partager à la fois des différends et un futur glorieux. D'autre part, les Blaugrana restent très bien placés dans leurs trois compétitions. Si Luis Enrique a du mal à trouver la bonne distribution entre les...




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