Le banc monégasque affiche ses limites

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Le banc monégasque affiche ses limites
Le banc monégasque affiche ses limites

Les excuses vont bon train aujourd'hui du côté de Monaco. Un manque de réussite (ils ont touché deux fois les montants), une équipe remaniée (neuf changements par rapport au match contre Lyon) et un adversaire qui hausse son niveau de jeu face à l'adversité, voici les pions avancés par l'ASM pour expliquer l'élimination à Reims, mercredi soir, en 16emes de finale de la Coupe de la Ligue. Des arguments de poids légers pour un club à l'actif lourd. Car le club de la Principauté ne se balade pas avec un écriteau où s'affichent son budget de 130M? et un effectif digne de la Ligue des Champions. Mais il en porte l'étiquette par le standing dévolu à son rang de deuxième force financière de Ligue 1 derrière le PSG. Point négatif avéré : son onze de départ semble largement au-dessus de ses remplaçants. C'est cet aspect qui le distingue aujourd'hui nettement de son concurrent direct pour le titre de champion de France. En lançant dans le bain plusieurs joueurs qui n'avaient que peu de temps de jeu dans les jambes depuis le début de saison, Claudio Ranieri a joué avec le feu? et s'est brûlé.

Des remplaçants pas à la hauteur

Pourtant peu adepte du turn-over, le coach italien avait sûrement une petite idée dans la tête. Et surtout un objectif martelé par les nouveaux dirigeants russes du club : la qualification pour la prochaine Ligue des Champions. C'est d'ailleurs dans un climat plutôt apaisé que l'entraîneur monégasque a réagi à l'élimination de son équipe. « J'ai vu des bonnes choses de mes joueurs, a-t-il estimé à l'issue de la rencontre. Je suis très satisfait parce que c'était la première fois qu'ils jouaient ensemble. C'était quasiment une nouvelle équipe. Ce n'est pas grave. La priorité, c'est le championnat et l'objectif de la Ligue des Champions. » Dans les faits, c'est vrai que la première défaite de la saison des Monégasques n'est pas un drame. A priori, l'ASM n'aura pas besoin de passer par une coupe pour entériner une qualification européenne à l'issue de la saison. Mais certains ont manqué une belle occasion de se faire une place au soleil de la Principauté. Nicolas Isimat-Mirin, Jakob Poulsen ou encore Valère Germain n'ont pas été à la fête. Si l'ensemble n'a pas fonctionné, c'est que certains ne sont pas apparus assez tranchants. Il ne faut pas compter sur Ranieri pour étaler en public les carences de chacun. Les comptes se feront en catimini.

Paris toujours au-dessus

Aujourd'hui, cette défaite résonne comme un simple incident de parcours mais tranche avec le discours du capitaine Eric Abidal qui avait annoncé son envie de la gagner. Et surtout l'impression laissée dénote avec celle du PSG depuis plusieurs semaines. Dans le jeu, l'ASM est bien loin du niveau de jeu flamboyant du club parisien. Contre Lyon le week-end dernier, il a fallu un bijou de Mounir Obbadi pour lancer les hostilités puis un nouveau but de la star, Falcao, pour entériner la victoire. En clair, sans les exploits de ses individualités, le club de la Principauté n'affiche pas une écrasante maîtrise collective. En témoigne la fin de match contre les Gones. Monaco fait régulièrement preuve des mêmes lacunes, comme sur son jeu défensif aérien. Sans surprise, l'ASM a encore encaissé l'unique but de la partie dans ce secteur de jeu. Cela fait désormais sept buts encaissés de la tête cette saison toutes compétitions confondues, sur un total de neuf. On ne peut plus parler d'une simple coïncidence. Ce revers aura au moins permis une chose à Ranieri : le conforter dans les choix des hommes qui mèneront, sauf énorme surprise, l'ASM quasiment tout en haut de la hiérarchie française cette année.

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