Boursorama Banque : Banque - Bourse - Sicav FCP - Livret A - Épargne - Assurance Vie - Crédit Immobilier
Ajouter des widgets dans vos pages Actualités
    Le Monde le 08/08/2012 à 12:37
    • Sauvegarder l'article
    • Envoyer l'article à un ami
    • Imprimer l'article

    Le Bagad de Lann-Bihoué, une armée bretonne:




    Comme la Patrouille de France ou la garde républicaine", le Bagad de Lann-Bihoué est "un instrument du rayonnement des forces armées françaises. Et plus précisément de la marine nationale". Pour le major Philippe Renard, penn bagad (chef mais aussi régisseur et organisateur du fonctionnement de la troupe), ces comparaisons doivent donner une bonne idée de l'importance de cette formation musicale bretonne qui est aussi le plus connu des bagadoù - défilés du 14-juillet, voyages à l'étranger, nombreux enregistrements... - et le seul en activité qui dépende de la juridiction militaire, fondé qu'il fut en 1952, il y a soixante ans, sur la base navale de Lann-Bihoué, proche de Lorient.

    Il existe des bagadoù "qui peuvent, selon les années et les concours, être meilleurs, précise le major Renard, mais je ne pense pas qu'un seul musicien puisse oublier son passage par Lann-Bihoué". Recrutés dans l'ensemble des bagadoù, filles et garçons, avec des traditions et pratiques propres à leurs villages ou villes, les trente-deux membres du bagad élisent leur penn soner (le directeur musical et chef d'orchestre), et peuvent proposer des airs pour nourrir le répertoire. Une sorte d'utopie de décision collective, paradoxale dans l'univers militaire.

    Mardi 7 août, le Bagad fêtait ses 60 ans d'existence au Festival interceltique de Lorient. "La formation a participé à toutes les éditions de l'Interceltique", témoigne Jean-Pierre Pichard, ancien directeur et figure tutélaire du festival. Il aime raconter comment la tentative, à la fin des années 1960, de Michel Debré, alors ministre de la défense, de dissoudre le bagad pour cause d'ordres donnés en breton, avait abouti à une importante marche de protestation sur la base.

    Des engagés sous contrat d'un an, pas une sinécure

    Faire partie du Bagad de Lann-Bihoué n'a jamais été une planque pour ...



    Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


     

    Copyright © 2013


    Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
    Devenez membre, ou connectez-vous.
    Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant