Le bac à l'épreuve du temps

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Vue générale d'une salle d'examen, le 6 juin 1990, pendant l'épreuve de philosophie. Il faudra attendre 1995 pour atteindre l'objectif de 80 % d'une classe d'âge au niveau du bac
Vue générale d'une salle d'examen, le 6 juin 1990, pendant l'épreuve de philosophie. Il faudra attendre 1995 pour atteindre l'objectif de 80 % d'une classe d'âge au niveau du bac

Le 5 juillet, les 719 000 candidats de la session 2017 découvriront leurs résultats. Retour sur l'histoire d'une institution qui pourrait être réformée l'an prochain.

1. 1808, l'invention de Napoléon

En juillet 1809, la première promotion d'élèves passe le baccalauréat. Ils sont trente et un, essentiellement issus de la bourgeoisie. L'examen ne comporte qu'une épreuve orale, une discussion avec un jury de professeurs d'université portant sur les auteurs grecs et latins, l'histoire, la géographie et la philosophie. Au moment de voter, les examinateurs mettent une boule dans une urne : blanche s'ils souhaitent que le candidat soit reçu, noire dans le cas contraire. Le bac n'est pas, alors, un diplôme de fin d'études secondaires, mais un premier grade universitaire. C'est ainsi que l'a conçu Napoléon Bonaparte, ­soucieux de la formation des élites. Avec Antoine-François Fourcroy, son ­directeur de l'instruction publique, il a créé les ­lycées en 1802, puis organise l'université impériale. Le 17 mars 1808, un décret organique rétablit les ­universités de l'Ancien ­Régime (facultés de droit, théologie et médecine), que la ­Révolution avait supprimées, et crée deux facultés nouvelles (lettres et ­sciences). Pour y accéder, il faut être ­titulaire d'une ­« maîtrise ès arts », que ­Napoléon nomme « baccalauréat ».

2. 1861, la première bachelière

Il aura fallu à Julie-Victoire Daubié de la ténacité pour devenir la première bachelière de l'histoire. Sous le Second Empire, l'examen est réservé aux hommes. Aucune loi n'interdit aux femmes de le passer, mais les lycées de filles n'existent pas ; personne n'imagine qu'elles puissent ­prétendre à l'...

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