Le 36 Quai des orfèvres est centenaire

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LE QUAI DES ORFÈVRES AURA 100 ANS JEUDI
LE QUAI DES ORFÈVRES AURA 100 ANS JEUDI

PARIS (Reuters) - Le 36 Quai des Orfèvres, siège mythique de la police judiciaire (PJ) parisienne immortalisé par le commissaire Maigret de Georges Simenon, aura 100 ans jeudi.

Pour l'occasion, plus de 1,5 million de timbres d'une valeur de 0,63 euro représentant la façade de la bâtisse classée sur un fond bleu nuit seront mis en vente le 13 septembre, a annoncé La Poste.

La "PJ" doit quitter le bâtiment qui a inspiré cinéastes et romanciers du monde entier d'ici à 2017 pour le quartier des Batignolles, dans le XVIIe arrondissement, où tous ses services seront rassemblés dans un immeuble moderne.

Tous les grands criminels, de Landru à Petiot en passant par Violette Nozière, Jacques Mesrine ou le tueur en série Guy Georges ont gravi les 148 marches du siège historique de la PJ, attenant au Palais de justice, face à la Seine.

Le bâtiment construit entre 1875 et 1880 n'a pratiquement pas changé au fil des décennies, conservant ses locaux vieillots, ses planchers qui craquent et ses bureaux sous les toits.

"Sur ce quai se tenait alors un marché à la volaille, d'où, pour l'anecdote, le surnom souvent donné aux forces de l'ordre", explique La Poste dans un communiqué.

Il doit avant tout sa renommée au commissaire Maigret, personnage de fiction, grand amateur de pipe et de bonne chère, né de l'imagination de Georges Simenon, écrivain belge francophone.

DÉMÉNAGEMENT INÉVITABLE

Le bâtiment est le point de ralliement d'intrigues qui mènent le policier des années 30 à la fin des années 60 aux quatre coins du Paris d'antan, mais également en province ou à l'étranger.

Jules Maigret, personnage imposant et d'allure bourrue, est le protagoniste de 75 romans policiers et de 28 nouvelles de Georges Simenon.

Malgré l'attachement de la fine fleur de la PJ au "36", un déménagement était devenu inévitable en raison de la vétusté des lieux. En outre, la police judiciaire parisienne est actuellement éparpillée sur une vingtaine de sites.

"On ne peut plus travailler avec des salles de garde à vue qui ne sont plus aux normes", confiait récemment au Figaro un haut responsable policier, encore marqué par la défenestration du quatrième étage de Richard Durn, au cours de son interrogatoire en mars 2002 sur le massacre du conseil municipal de Nanterre.

La grande migration policière a été décidée après le discours de l'ex-président Nicolas Sarkozy sur le Grand Paris en avril 2009.

D'ici 2017, 1.500 enquêteurs de la brigade criminelle, de la répression du banditisme, de l'antigang ou des stupéfiants rejoindront un bâtiment ultrasécurisé à côté du futur Palais de justice de Paris (FPJP), appelé à accueillir près de 90 salles d'audience sur 61.000 mètres carrés.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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  • NYORKER le mercredi 31 juil 2013 à 16:03

    Ca s'arrose !! prevenez Borloo qu'il ne rate pas ça