LCI gratuite : le dossier qui brûle les doigts

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Le logo de LCI.
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Le président du CSA, Olivier Schrameck, n'a qu'un mot à la bouche : transformer le Conseil supérieur de l'audiovisuel en instance de "régulation" plutôt qu'en distributeur de "punitions". Passer d'un organe "policier" à une institution accompagnant l'évolution technologique et économique des médias. Le dossier du passage ou non en mode gratuit de la chaîne LCI lui offre la première occasion d'éprouver cette ambition. Car, enfin, la question est simple : dans un paysage où la TNT accueille déjà deux chaînes gratuites, BFM TV (canal 15) et i>Télé (canal 16), est-il justifié d'accepter que le groupe TF1, propriétaire de LCI, prenne sa part du gâteau publicitaire en transformant sa chaîne info (canal 26) en troisième chaîne gratuite ? Le CSA en délibère actuellement.

Passons rapidement sur l'opposition naturelle de BFM TV et i>Télé qui hurlent à la mort, considérant qu'il n'y a pas de place pour trois, compte tenu, en outre, de la position déjà forte de TF1 sur le marché de la pub et du fait que les recettes publicitaires se font déjà rares en cette période de vaches maigres. Ces arguments tiennent la route et le CSA a bien conscience que l'équilibre actuel du marché de l'information télévisée est déjà précaire. I>Télé n'est pas encore parvenue à son point d'équilibre. Alain Weill, l'actionnaire de BFM TV, a d'ores et déjà annoncé qu'il déposerait un recours devant le Conseil d'État si le CSA autorisait le...

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