Laurent Travers : " Les pendules seront remises à l'heure chaque semaine "

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Laurent Travers : " Les pendules seront remises à l'heure chaque semaine "
Laurent Travers : " Les pendules seront remises à l'heure chaque semaine "

Après une victoire à Toulon, témoin de grandes ambitions, Laurent Travers ne veut pas s'enflammer. L'entraineur du Racing 92 appelle à la prudence dans un Top 14 ultra-relevé. Que ce soit Toulon ou La Rochelle, que les coéquipiers de Maxime Machenaud rencontrent samedi, les victoires valent " quatre points ".

Laurent Travers, c’était important de battre Toulon ?
Bien sûr qu’il vaut mieux gagner. Quand on gagne, la confiance s’installe. Vous savez, on n’est pas dupe. Pour l’instant, ce qu’il y a de sûr, c’est que le premier match on l’a remporté et on espère que le second ce sera le même. Mais on sait aussi qu’ils peuvent nous rendre la monnaie de notre pièce. Restons lucides et concentrés. Vous savez, si c’est pour faire un départ de cheval et une arrivée d’âne, ça ne sert pas à grand-chose. Donc ce qui est important c’est de faire un bon départ mais surtout une bonne arrivée. 

Elle ne compte pas plus que cela à vos yeux ?
Elle vaut quatre points ! Rien de plus. Il reste 25 rencontres derrière pour pouvoir se qualifier donc pour le moment, elle vaut quatre points. Ce sera un Top 14 très resserré, et très serré, donc on ne peut pas se permettre de se dire...  On est content, c’est un bon début qui nous permet d’avoir quatre points au classement.

Que retenez-vous de ce premier match à Toulon ?
Ce qui nous a vraiment plu, c’est l’état d’esprit qui a pu régner. On joue vingt minutes à 14 et, malgré cela, l’équipe est restée très solidaire. Elle a un peu craqué sur le premier carton jaune mais, le deuxième, elle a su bien le digérer. Elle a su garder le ballon pour éviter de se mettre en danger, contrairement au premier où on avait tendance à s’en débarrasser vite. L’assise défensive était vraiment bien en place, ce qui a mis sur le reculoir cette équipe de Toulon. Je pense qu’il y a eu des choses très positives. Il y en a de moins bonnes où l’on doit être capable de s’améliorer, notamment sur la conquête et la conservation.

C’est une bonne nouvelle ou une mauvaise d’avoir des Internationaux dans leurs sélections ?
C’est surtout une bonne nouvelle parce que ça veut dire que les joueurs sont performants et compétents. Mais contrairement à ce qui a pu être dit, il n’y a pas onze internationaux au Racing. Il y en a sept en équipe de France, deux avec l’Argentine, un avec le Pays de Galles (moins Mike Philips), un avec l’Italie, deux avec la Nouvelle-Zélande. Ça fait treize ! Contre le RCT, on était à quatorze (internationaux absents) au lieu de onze comme ça a été dit. Plus les blessés, ça faisait donc 17 absents.

« A nous d’aider Mike à rebondir »

Vous avez été surpris de la débâcle rochelaise samedi dernier (défaite 44-6 à domicile contre Clermont) ?
J’ai toujours tendance à regarder plus mon équipe que l’équipe adverse. De toute façon, il y aura son lot de surprises chaque semaine. Sur ce point de vue, on connaît les vertus rochelaises et c’est ce qu’on craint le plus. On va rester concentré sur notre manière de jouer, sur ce qui nous a permis d’être présents vendredi soir. Les pendules seront à remises à l’heure chaque semaine.

Avez-vous peur d’une certaine décompression ?
Peur non. Degré de vigilance oui ! On sait bien que chaque match est différent. Nous, il ne faut pas qu’on pense que ça y est, on a fait un beau résultat à l’extérieur donc on est les plus beaux, les meilleurs. Ensuite, on sait très bien que La Rochelle va avoir à cœur de réagir. Donc, vigilance !

Comment gérer le cas Mike Philips, non retenu dans le groupe gallois ?
Avec les joueurs que l’on récupère, parce qu’ils ne sont pas dans les listes, ça n’est jamais facile. Une Coupe du monde, je pense que ça doit être un rêve et un aboutissement pour chacun. Ne pas la faire, ça doit être dur à gérer. Mais ce sont aussi de grands compétiteurs. C’est comme lorsque vous sortez d’une défaite, il faut savoir faire abstraction et rebondir. C’est à nous de l’aider et à lui de faire ce qu’il faut pour rebondir et revenir encore plus fort.

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