Laurent Travers : " Hors de question d'aller se cacher derrière les doublons "

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Laurent Travers, le co-entraîneur du Racing 92, qui se déplace sur le terrain du Stade Français samedi, n'avancera pas l'excuse du doublon si son équipe venait à perdre le derby.

Laurent Travers l'écart est très important entre le Racing 92 et le Stade Français au niveau du classement. Ce derby est donc un peu différent de ceux de ces deux dernières saisons, non ?
Oui, il y a deux saisons, on sortait sur deux victoires, une à domicile et une à l’extérieur. On les a fait sortir du Top 6. La saison dernière, le Stade Français gagne sur deux matchs, dont l’un où ils nous font sortir des phases finales. Donc, ça fait un partout. Chaque équipe a les cartes en main. Ce qui est sûr, c’est que les compositions d’équipes peuvent être un peu bouleversées.

Quand vous êtes arrivé ici, saviez-vous que ce derby avait autant d’importance ?
Tous les derbys sont importants, il y a un parfum particulier, mais chaque match est à part. Ce qui nous importe, c’est qu’au soir de la 26eme journée nous soyons dans les six, et de pouvoir, comme nous l’avons répété, jouer un titre. Après, ce n’est pas au match contre le Stade Français où tout va se jouer. Bien sûr, si on le gagne c’est bien, si on le perd, on continuera...

Le fait que ce match soit un doublon ne tue-il pas l’engouement autour ?
Oui, comme pour tous les doublons. Mais nous le savions au début. Il est hors de question d’aller se cacher derrière ça et d’aller trouver des excuses. En début de saison non plus, nous n’avions pas les joueurs internationaux avec la Coupe du monde. Le Racing 92 a fait ce qu’il fallait pour répondre présent. Donc, nous n’allons pas nous apitoyer sur notre sort, et on va s’appuyer sur les joueurs que nous avons. Ce dont je suis sûr, c’est qu’ils répondront présents comme ils l’ont fait durant le début de saison.

« Quand tout le monde pourra se consacrer au club, ce sera une période différente »

C’est aussi le match qui marque le début d’un cycle avec le sprint final et les phases finales de la Coupe d’Europe ?
Il n’y a pas spécialement de cycle. Là, nous allons jouer au Stade Français, ensuite nous jouons Montpellier, nous recevons Toulon puis nous allons à Bordeaux. Après, il y a le quart de finale de la Coupe d’Europe contre le RCT. Nous rentrons dans une période délicate. Nous en sommes conscients. A nous de faire ce qu’il faut pour répondre présent. C’est aussi une période difficile car nous n’avons pas l’ensemble des joueurs pour travailler correctement. Quand tout le monde pourra se consacrer au club, ce sera une période différente.

Pouvez-vous nous expliquer pourquoi vous avez recruté Albert Vulivuli en joker médical ?
Nous nous sommes mis d’accord pour que Teddy (Thomas, ndlr) puisse revenir le plus tôt possible. Même s’il faut le laisser récupérer pour éviter une rechute, car une récidive est toujours plus compliquée. Ensuite concernant Albert Vulivuli, nous avons eu une opportunité de le prendre en tant que joker médical car il était en fin de contrat avec l’ASM puisqu’il avait déjà été joker de Stanley pour Clermont. Vulivuli avait l’avantage de déjà connaitre le championnat français, le club, et de bien s’entendre avec les joueurs (Vulivuli a joué trois saisons au Racing 92, ndlr). Quand on connait les qualités d’Albert, c’était évident pour nous de lui demander de venir au club pour qu’on puisse continuer notre bonhomme de chemin. Il peut jouer pour ce match contre le Stade Français.

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