Laurent Pokou, l'adieu au Grand Frère...

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Laurent Pokou, l'adieu au Grand Frère...
Laurent Pokou, l'adieu au Grand Frère...

Le foot mondial est en deuil depuis dimanche. À soixante-neuf ans, l'immense attaquant ivoirien Laurent Pokou est parti rejoindre le cimetière des Éléphants. Hier soir, l'équipe de Côte d'Ivoire a observé une minute de silence en sa mémoire avant d'affronter les Bleus à Lens. Et Dieu sait qu'il méritait bien plus.

Une jeunesse ivoirienne


Laurent Pokou était un chic type. Éternel sourire malicieux. L'élégance stylée qui balade le boubou coloré et les sempiternels chapeaux ou la casquette de chez nous, façon canaille. Peut-être parce que le gars était né à Treichville, quartier un peu "chaud" d'Abidjan. Même si son papa était un haut cadre de la fonction publique ivoirienne et qu'il voyait d'un très sale œil que son rejeton bâcle l'école pour courir derrière un ballon. Mais le paternel finira par s'avouer vaincu quand Laurent brillera avec l'ASEC Abidjan et, surtout, avec la sélection de Côte d'Ivoire dès 1967, à vingt ans. Alors, Édouard sera fier de son fils... Laurent Pokou était un chic type et jouait au foot comme on danse et comme on fait la fête. Le voir encore récemment se déhancher gentiment au milieu des matrones d'Abidjan à l'occasion d'une fiesta organisée en son honneur rappelle qu'il prenait toujours la vie et le foot du bon côté. Révélé aux deux CAN grandioses de 1968 et 1970 avec les Éléphants, le buteur prolifique (quatorze buts en phase finale, record battu seulement en 2008 par Sam Eto'o en 2008) est l'objet de toutes les sollicitations venues des meilleurs clubs français. Monaco, Nantes, OM et ASSE, rien que ça ! Sans compter le Standard Liège, puis plus tard des clubs espagnols et même le célèbre Flamengo... Et pourtant, Laurent choisira de rester au pays, à l'ASEC, avec un statut de semi-pro bossant à mi-temps dans un ministère. Respecté et adulé chez lui, collectionnant les titres en club et vedette de la sélection nationale, il avait été aussi échaudé par les démêlés de ses "frères" d'Afrique, Salif Keita (Saint-Étienne) et Jean-Pierre Tokoto (OM), en conflit avec leurs clubs respectifs. Si c'était ça être footballeur professionnel africain en France, alors très peu pour lui... Et puis le président Houphouët-Boigny n'était pas très enclin à laisser partir l'idole du pays.

Mais pourquoi le Stade rennais ?


Toujours convoité par la D1 française, il choisit à vingt-sept ans de la rejoindre une première fois en décembre

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