Laurent Nicollin s'en prend à Monaco et Frédéric Thiriez

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Laurent Nicollin s'en prend à Monaco et Frédéric Thiriez
Laurent Nicollin s'en prend à Monaco et Frédéric Thiriez

Il fait partie de la fronde des dirigeants des clubs de L1 et de L2 qui se sont élevés contre l'accord conclu entre Monaco et la LFP. Il, c'est Laurent Nicollin, fils de Louis et digne héritier de son papa quand il s'agit d'attaquer là où ça fait mal. Dans un entretien accordé à Mlactu.fr, le président délégué de Montpellier est une nouvelle fois monté au créneau pour dénoncer l'inéquité sportive et économique d'un tel accord (50 millions sur deux ans pour que l'ASM garde son siège social en Principauté). « On estime que ce que va payer Monaco en deux ans correspond à ce qu'ils devraient payer chaque année à l'Etat français, regrette le dirigeant du club héraultais. Ce n'est pas logique que Monaco paye 25 millions pendant deux ans et qu'après, tout est beau, tout est rose? On ne pourra plus rien demander. On aurait juste voulu que tous les clubs soient concertés. Et après, on valide ou on ne valide pas. Là, on veut passer les choses en force. Moi, je suis un peu fleur bleue et je pense que les choses doivent se passer par les discussions. J'aurais au moins aimé que par correction, le président de la Ligue m'appelle pour m'expliquer les choses. Mais apparemment, il ne s'est pas donné la peine d'appeler un membre du conseil d'administration, président du club champion de France il y a deux ans? On voit le peu d'intérêt qu'on nous porte. Ce n'est pas grave, on a l'habitude, on le vit depuis quelques temps. »

« Qu'ils paient aux Petites S?urs des Pauvres et à l'Abbé Pierre? »

Pour Laurent Nicollin, cet accord met en péril l'équilibre entre les clubs de Ligue 1. Le but de cette fronde n'est pas de récupérer de l'argent mais bien de mettre tout le monde sur un pied d'égalité. « Quand je vois qu'on nous accuse d'avoir une réaction mercantile, non, pas du tout. C'est plus lui, le président de la Ligue (Frédéric Thiriez), qui a une réaction mercantile et qui demande des sous à Monaco, accuse le président délégué du MHSC. Moi, je n'en veux pas des sous de Monaco. Je veux juste qu'il y ait une équité. Nous, on paye des charges, on paye des taxes. Il y a une DNCG compétente, qui calcule au centime près nos budgets. Ils peuvent calculer, à partir de la masse salariale, toutes les charges et taxes que Monaco devrait payer à l'Etat français. A partir de là, cela fait une somme donnée. Je ne suis pas sur une optique de récupérer l'argent de Monaco mais que cela leur coûte autant qu'à nous, qu'il y ait un équilibre, une équité. Après, ils auront toujours l'avantage que leurs joueurs payent moins d'impôts. » Six autres clubs professionnels (Bordeaux, Caen, Lille, Lorient, Marseille et le PSG) se sont déjà associés à cette fronde. Quid de cet argent alors ? « Qu'ils paient aux Petites S?urs des Pauvres, à l'Abbé Pierre, à qui ils veulent, lance Laurent Nicollin. Il y a plein d'associations qui ont besoin d'argent. Comme ça, on ne nous accusera pas d'avoir une position mercantile. »

Une démission en bloc des présidents des clubs contestataires ?

Pour désavouer cet accord, les solutions sont nombreuses mais une a déjà été évoquée clairement : un recours devant le Conseil d'Etat. « On le fera s'il faut le faire, assure Laurent Nicollin. On va se réunir avec les présidents de clubs pour décider. Il y a des possibilités. On va se voir avant le conseil d'administration de jeudi. On n'a rien contre la Ligue ni contre Monaco. On estime juste que quand on a un minimum de correction, d'éducation et d'explications, on ne passe pas les choses en force. Je ne trouve pas ça très classe. Moi, quand j'ai quelque chose à faire, j'appelle la personne et je discute, c'est une question de principe. Cela n'a pas été le cas. D'où mon sentiment que puisqu'on nous prend pour des merdes, on va foutre la merde. » Des mots crus qui pourraient également déboucher sur une issue des plus radicales : la démission en bloc des présidents des clubs contestataires du conseil d'administration de la LFP.  « Cela peut être une possibilité, confirme-t-il. Mais pour l'instant, on ne va pas donner ce plaisir. Il y a plein d'autres possibilités? » La suite au prochain épisode.

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