Laurent Labit : " On a laissé beaucoup trop de ballons "

le , mis à jour à 21:17
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Laurent Labit, l'entraîneur du Racing 92, s'est dit déçu de la défaite de son équipe face à Toulon (20-21). Il regrette que ses joueurs aient perdu autant de ballons. Pour lui, le quart de finale de Champions Cup face au RCT dans deux semaines ne sera pas le même match.

Laurent Labit, avez-vous des regrets suite à la défaite de votre équipe face à Toulon ? Oui, il y a beaucoup de regrets sur le contenu parce que nous avions des intentions sur ce match en termes de jeu. Nous étions prêts, nous avons essayé d’envoyer du jeu. Malheureusement, nous avons perdu beaucoup trop de ballons. Face à une équipe comme Toulon, c’est très dangereux. Nous avons perdus 25 ballons, huit sur des en-avants et 17 dans le jeu. Forcément, c’est très compliqué de rivaliser avec une équipe comme le RCT qui venait aujourd’hui (samedi) avec l’intention de s’accrocher et de bien défendre. Nous avons pris deux essais, l’un en contre et l’autre dans le jeu courant. Ces deux essais nous ont fait mal parce qu’il a fallu courir derrière le score tout au long du match. Nous n’avons pas été assez précis, efficaces et réalistes quand cela s’est présenté. On a laissé beaucoup trop de ballons dans le jeu pour inquiéter cette équipe plus tôt. Nous avons espéré qu’elle baisse de régime car Toulon avait aligné des joueurs qui n’avaient pas beaucoup de temps de jeu. Mais ce n’est arrivé qu’à sept minutes de la fin du match, c’était déjà trop tard.   Pensez-vous que cette défaite puisse être inquiétante vu le calendrier qui vous attend ? Nous connaissions notre calendrier, qui est difficile et compliqué comme pour d’autres équipes. Nous allons voir avec le groupe si nous sommes capables d’assumer ce que tout le monde a laissé entendre sur nous. Nous allons pouvoir juger la profondeur de ce groupe. Nous allons voir la force mentale des joueurs, s’ils ont la capacité de rebondir dès la semaine prochaine à Bordeaux-Bègles avec un match qui sera aussi difficile. Nous retrouverons ensuite les Toulonnais pour un autre match, dans un autre contexte et dans une compétition différente.   Doutez-vous de la capacité à rebondir de vos joueurs ? Non pas du tout. Nous le savons, tous les matchs et les contextes sont différents. Il y a beaucoup de choses qui peuvent entrer en ligne de compte d’ici la semaine prochaine et le match face à Bordeaux-Bègles. Ce sera aussi le cas face à Toulon dans quinze jours. Tous les matchs sont différents. Il faut que les joueurs se remettent dans le système de l’équipe pour ceux qui étaient absents lors du Tournoi des VI Nations. Nous allons continuer vers notre objectif, qui est de se qualifier pour les demi-finales de la Champions Cup et du Top 14. Nous allons débriefer avec les joueurs ce match.

Aucune prise de risque avec Chavancy

Vous perdez en plus Henry Chavancy, sorti sur blessure... Henry a senti une douleur à nouveau à son ischio-jambier, sur la cicatrice de son ancienne blessure. Il était préférable, en vue du calendrier et de l’importance qu’il a dans l’équipe, de le faire sortir. Nous n’avons pas voulu aggraver sa blessure.   Vous ne manquez pas de joueurs blessés au poste de trois-quarts centre. Est-ce qu’on peut espérer des retours d’ici au match de Champions Cup face à Toulon ? Oui, Alexandre Dumoulin devrait faire son retour la semaine prochaine mais peut-être pas Casey Laulala. Nous attendons de voir la gravité de la blessure d’Henry Chavancy et voir comment revient Alexandre Dumoulin.   Vous avez le souvenir d’avoir déjà perdu un match d’une telle manière, alors que la victoire semblait vous tendre les bras ? Je ne sais pas. En tout cas, c’est dur. Nous avons été trop approximatifs tout au long du match malgré l’énergie et l’enthousiasme que l’on a mis. Les dernières minutes étaient un peu folles parce que nous revenions de très loin. Sincèrement, je ne sais pas si nous méritions de gagner ce match. Sur la dernière action et le renvoi, nous avions fait passer la consigne de ne pas se mettre à la faute car il n’y avait que deux points d’écart. Il fallait sortir de notre camp. Au lieu de ça, nous commettons une faute qui nous coûte la victoire.   Propos recueillis par notre correspondant à Lille Olivier Maillard
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