Laurent Labit : « Nous avons regardé les Saracens »

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Le Racing 92 a échoué sur la dernière marche ce samedi face aux Saracens (21-9). Le titre européen a logiquement échappé aux Ciel et Blanc. Si la déception est palpable dans les rangs franciliens, Laurent Labit regarde vers la fin de saison pour se consoler en remportant le Top 14.

Laurent Labit, pensez-vous que la victoire des Saracens est logique ? Oui, bien sûr. C’est ce que nous avons dit aux joueurs et nous nous en sommes rendus compte sur le match. Nous n’allons pas aller chercher d’excuses sur les circonstances du match, les blessures ou les faits de jeu. Les Saracens ont fait preuve de beaucoup de maîtrise, comparé à nous. Ils ont mieux géré le match, l’événement. On savait qu’ils étaient collectivement plus expérimentés que nous. Ils sont plus habitués à ce genre de rendez-vous. Nous savions qu’il fallait que nous soyons au maximum de nos possibilités. Comme on l’a dit, il n’y a rien à dire sur la victoire des Saracens. Ils ont dominé l’ensemble du match dans quasiment tous les secteurs. Nous devons apprendre et se servir de cela. Cela fait aussi plusieurs années qu’ils sont souvent au rendez-vous et pas gagnant. Aujourd’hui, ils ont gagné donc nous devons aussi prendre exemple sur ce qu’ils ont fait. Pensez-vous avoir été particulièrement mis en difficulté par le pack des Saracens ? Je pense que nous aurions pu avoir des solutions par rapport à leur paquet d’avants. Nous savions bien qu’ils étaient puissants et techniquement aussi très forts. Mais je pense que nous avons aussi été déficients dans l’occupation, dans le jeu au pied, dans le fait de pouvoir renverser la pression et de les faire reculer aussi. Ils ont eu un meilleur jeu eu pied que nous. Comme je l’ai dit, c’est quasiment dans tous les domaines où ils ont été meilleurs que nous, donc ce n’est pas simplement au niveau de leurs avants. Nos avants ont fait le travail une fois de plus. Je pense que nous aurions pu aussi les soulager un peu avec un meilleur jeu au pied à des moments et ne pas s’épuiser dans des séquences un peu longues de conservation qu’on arrivait à faire mais où on laissait beaucoup d’énergie. Comment expliquez-vous le fait que le Racing 92 n’ait jamais pu développer son jeu ? C’est vrai que les conditions ont quelque peu compliqué les affaires pour nous et dans ce que nous avions prévu. Mais nous avons regardé cette équipe des Saracens comme tout le monde l’a fait. Cette saison en Coupe d’Europe, personne n’est arrivée à les battre donc cela prouve bien la grande qualité de cette équipe. Elle étouffe beaucoup son adversaire et attend les moindres occasions pour le mettre sous pression. C’est vrai que, stratégiquement, par rapport à ce qu’on avait décidé, nous savions que cela serait difficile compte tenu du niveau de cette équipe. Les conditions de jeu sont venues compliquer les choses. Je pense que si nous n’avons pas retrouvé notre visage et ce que nous avons fait contre Leicester, il ne faut pas aller chercher quarante mille explications. L’adversaire du jour était d’un autre niveau que Leicester.

« Remporter le championnat est maintenant l’objectif prioritaire »

Pensez-vous que le pari de titulariser Dan Carter s’est avéré un mauvais choix ? Non ce n’était pas un pari, c’était logique. C’est un joueur expérimenté, habitué à ce genre de rendez-vous. Même s’il n’était pas à 100%, il était déterminant et important pour nous. Nous pensions que pendant au moins 40-50 minutes, il serait au moins capable de nous mettre dans le bon tempo, d’assurer ce qu’il est capable de faire. C’est un choix que nous avons fait, nous savions qu’il serait peut-être difficile. Il s’est avéré manqué car on n’était pas au rendez-vous collectivement comparé à cette équipe des Saracens. Maintenant, la chance que nous avons, c’est qu’il y a trois matchs de championnat derrière plus des phases finales à nouveau. Nous allons passer une bonne soirée et aussi profiter car nous sommes le deuxième club européen sur la saison. On va transformer tout ça et se servir une nouvelle fois de plus de ce qu’on a fait en Coupe d’Europe, et sur ce match-là malgré tout, pour aller remporter le championnat. C’est l’objectif prioritaire maintenant. Quels sont nouvelles au sujet de Maxime Machenaud, Dan Carter et Alexandre Dumoulin ? Maxime récupère doucement. Il a fait une grosse commotion, il a pris un gros coup de genou sur un plaquage. Il ne se rappelle plus de grand-chose donc il est en train de récupérer. Nous allons bien sûr surveiller ça ce soir et prendre soin de lui surtout. Pour Dan, c’est toujours une lésion au mollet. Elle s’était bien cicatrisée depuis la demi-finale, en trois semaines. On espère bien sûr qu’elle ne se soit pas aggravée surtout et qu’elle n’ait pas trop saigné. Nous allons faire le point en début de semaine et le soigner bien sûr. En espérant qu’il soit de retour avec nous pour les phases finales du Top 14 sûrement. Pour Alexandre, c’est une grosse entorse de la cheville. En espérant qu’il n’y est pas de fracture sur le dessus du pied ce que nous vérifierons également en début de semaine. Comment se relever pour la fin de saison ? Ça va être notre job. Même si l’on sait que dans cette entreprise-là, vous (la presse, ndlr) n’allez pas beaucoup nous aider. Vu ce qu’il a déjà été dit cette semaine sur le fait qu’une équipe sans ville, sans club, sans supporters, puisse se retrouver là. Forcément, nous nous doutons bien que là on ne va pas nous rater et on va dire que nous sommes déjà enterrés pour la fin de championnat vu ce qu’il s’était passé la saison dernière. Nous n’allons pas compter sur vous. Nous allons simplement nous recentrer sur nous et on va travailler sur nous-même comme nous l’avons toujours fait.
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