Laurent Labit : « C'est pour ça que l'on fait ce métier »

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En s'imposant contre Leicester en demi-finale de Champions Cup (19-16), le Racing 92 a décroché son ticket pour la première finale de Coupe d'Europe de son histoire. Avant le match contre les Saracens, l'entraîneur Laurent Labit savourait cette victoire méritée.

Laurent Labit, quel est votre premier sentiment après cette victoire historique ? Le premier sentiment c’est surtout beaucoup de fierté avec Ronan (O'Gara) et tout le staff d’entraîner une équipe comme celle-là, et les joueurs que nous avons à disposition. Quand on voit aujourd’hui ce dont ils ont été capables de faire, c’est pour ça que l’on fait ce métier là et c’est ce qu’on leur a dit au vestiaire. C’est une grosse satisfaction pour nous, mais on leur a aussi dit qu’il y avait une finale à jouer. C’est historique, c’est très bien ce qu’il s’est passé, mais on ne sera satisfait que lorsqu’on aura rempli notre objectif de remporter cette compétition. Comment avez-vous vécu ces dernières minutes crispantes sur le banc ? C’était très difficile. On a fait une très bonne entame de match, on savait qu’il fallait qu’on débute très bien la rencontre et ne pas laisser Leicester rentrer dans ce match. L’objectif était que l’on impose notre jeu dans les 20 premières minutes si on le pouvait. Ensuite je pense qu’on a très bien négocié et géré le match. On a eu des décisions qui nous ont empêchées de  se mettre à l’abri beaucoup plus tôt et l’on s’est retrouvé avec dix dernières minutes difficiles pour nous sur le banc. Avant la finale à Lyon ce match historique est important pour le Racing ? C’est important pour nous parce qu’on porte un maillot d’un club français qui est historique et de très grands joueurs sont passés. Il y a eu des titres si l’on remonte à il y a longtemps, mais c’est quand même un club qui fait partie du patrimoine français malgré ce qu’on avait pu lire ou entendre sur le manque de notoriété et de reconnaissance. Avec ce que les joueurs ont montré aujourd’hui sur le terrain, j’espère que l’on aura encore plus de supporters pour la finale à Lyon que lors de cette demi-finale. Vos joueurs ont aussi fait un gros match défensivement... Oui bien sûr. Sur les matchs de phases finales la priorité c’est quand même la défense, avec la discipline, et l’on sait qu’après on aura quelques minutions qu’il faudra bien exploiter, ce qu’on a fait en début de match. La défense fait vraiment partie nos points forts depuis quelque temps maintenant, il y a un travail effectué par Ronan O’Gara dans ce secteur-là, qui nous permet de pouvoir rivaliser avec toutes les grandes équipes : on l’a vu aujourd’hui avec Leicester qui est souvent venu se casser les dents sur notre mur défensif. Vous allez retrouver les Saracens contre qui vous aviez perdu l’année dernière. Vous vous sentez plus armés cette fois ? Comme on l’avait dit on apprend de nos échecs. Les joueurs qui étaient là l’année dernière ont beaucoup appris de ce terrible quart de finale perdu. On va retrouver en face de nous une très grande équipe, on le sait. Nous on a un effectif et un recrutement que l’on a voulu, avec des joueurs comme Joe (Rokocoko). Je pense que dans l’esprit et dans la qualité on est supérieur à la saison dernière, mais les Saracens ont aussi progressé donc ce sera un match compliqué. Ce sera marrant de retrouver cette équipe après ce que l’on a vécu l’année dernière et à ce niveau de compétition (défaite 11-12, NDLR). De notre envoyé spécial, Jean-François Patureaud
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