Laurent Fabius justifie une aide à la CNS par le risque Al Qaïda

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POUR LAURENT FABIUS, LE RISQUE AL QAÏDA JUSTIFIE UNE AIDE À L?OPPOSITION SYRIENNE
POUR LAURENT FABIUS, LE RISQUE AL QAÏDA JUSTIFIE UNE AIDE À L?OPPOSITION SYRIENNE

PARIS (Reuters) - Laurent Fabius a défendu dimanche la nécessité de livrer des armes à la Coalition nationale syrienne par le risque de voir les plus extrémistes, à commencer par les islamistes proches d'Al Qaïda, imposer leur loi aux opposants au régime de Bachar al Assad.

"Bachar ne veut pas bouger. Si ça continue comme aujourd'hui, non seulement il va y avoir de plus en plus de morts mais le risque c'est que ce sont les plus extrémistes, c'est-à-dire Al Qaïda, qui finalement prennent le dessus", a dit le ministre français des affaires étrangères sur France 3.

La France et la Grande-Bretagne ont plaidé avec un succès mitigé devant le sommet européen réuni en fin de semaine à Bruxelles pour une levée de l'embargo sur les livraisons d'armes à l'opposition syrienne.

La question sera évoquée par les ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept en fin de semaine prochaine à Dublin.

"Si on veut arriver à une solution politique, ce qui est nécessaire, il faut bouger la situation militaire sur le terrain et, pour la faire bouger, il faut que les résistants puissent avoir des armes pour lutter contre les avions qui les mitraillent", a plaidé Laurent Fabius.

Soulignant que la Coalition nationale syrienne était aujourd'hui reconnue par plus d'une centaine de pays, le chef de la diplomatie française a indiqué que, si des armes devaient être livrées, elles le seraient à la branche militaire de cette coalition.

A la question de savoir si le régime syrien pourrait être tenté, en représailles à des livraisons d'armes, d'utiliser des armes chimiques contre son opposition, il a répondu: "M. Bachar al Assad a des armes chimiques. Il est certain que, s'il les utilisaient, non seulement ceux qui sont contre lui, mais aussi les Russes et les Chinois à ce moment-là interviendraient."

Laurent Fabius a encore contesté que la France et la Grande-Bretagne soient isolées en Europe sur la question des ventes d'armes à la Syrie, indiquant que d'autres pays, comme l'Allemagne, "s'interrogent".

Il a indiqué qu'il devait s'entretenir du sujet dans la journée par téléphone avec son homologue allemand, Guido Westerwelle.

Yann Le Guernigou, édité par Henri-Paul André

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