Laurent Depoitre, un ingénieur en crampons

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Laurent Depoitre, un ingénieur en crampons
Laurent Depoitre, un ingénieur en crampons

Impressionnant pour sa première sortie européenne face à l'OL, Laurent Depoitre a un parcours qui l'est encore plus. Car qui aurait pu prédire qu'un homme qui n'a pas fait de centre de formation et qui a privilégié un temps un diplôme d'ingénieur aurait pu finir en Ligue des champions ?

Pour la première journée de Ligue des champions, au début du mois de septembre, l'OL ne devait faire qu'une bouchée de La Gantoise. Une entrée en scène facile pour les hommes d'Hubert Fournier, en somme. Et pourtant face à de valeureux Belges, les Gones se sont fait bousculer. Pour ne pas dire secouer. Un score final de 1-1 obtenu en supériorité numérique et qui, sur l'ensemble du match, apparaît comme un résultat inespéré tant les Lyonnais ont subi la loi des locaux. Aux premières lignes de cette bataille, un homme a tiré les rangs belges vers l'avant. Son nom, Laurent Depoitre. Avec son physique de déménageur breton et son toucher de balle remarquable, l'attaquant de La Gantoise a mis à feu et à sang la défense lyonnaise, allant même jusqu'à toucher la transversale d'Anthony Lopes. Une prestation assez impressionnante. Et d'autant plus surprenante que l'homme aurait pu ne jamais passer pro.

Des études d'ingénierie civile


Le passage en centre de formation suivi des premiers pas avec les pros en équipe première, voilà le schéma classique du footballeur type. Mais Laurent Depoitre n'en est pas un, justement. Contrairement à la plupart de ses homologues, l'envie de devenir professionnel n'a pas germé de façon précoce dans le cerveau du natif de Tournai. Et pour cause, à 20 ans, à l'âge où la plupart des joueurs comptent déjà quelques apparitions en pro, Depoitre claque des pions en troisième division belge. Plus pour s'amuser qu'autre chose. Son quotidien étant alors dédié aux études qu'il vient de choisir : "J'étais assez bon en sciences et en maths et, comme je voulais faire mes études dans ce domaine, j'ai finalement décidé de passer l'examen de l'école polytechnique. À cette époque, je jouais à Péruwelz en D3, donc je ne pensais pas à devenir pro, surtout que je n'avais que deux entraînements par semaine." Mais crampons aux pieds, Depoitre impressionne, et plusieurs clubs se montrent intéressés pour le signer.

Le colosse file alors en deuxième division à l'Eendracht Alost. Là-bas, il continue tant bien que mal de poursuivre son cursus scolaire : "Quand je suis arrivé à Alost, le rythme des entraînements est passé à 3-4 fois par semaine, donc c'était encore possible de combiner avec les études." Mais à Eendracht, Depoitre ne cesse de progresser, raflant même un titre de champion de 3e division en 2011. L'homme découvre alors la deuxième division. Et…




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