Laurent Berger : «L'échéance pour la CFDT n'est pas 2017 !»

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Laurent Berger : «L'échéance pour la CFDT n'est pas 2017 !»
Laurent Berger : «L'échéance pour la CFDT n'est pas 2017 !»

À l'occasion de sa rentrée et quelques heures après la démission du gouvernement de Manuel Valls, le secrétaire général de la CFDT a reçu notre journal pour faire le tour des dossiers chauds.

Crise économique, politique... C'est la rentrée de toutes les tempêtes. La réponse d'un remaniement gouvernemental vous semble-t-elle à la hauteur ?

Laurent Berger. Cette crise politique, c'est d'abord l'absence de responsabilité des uns et des autres. Pour la CFDT, l'échéance n'est pas l'élection présidentielle de 2017 ! Notre cap et notre seul camp, ce sont les salariés et les chômeurs. Au moment où il y a une grave crise économique, sociale et citoyenne, on ne parle dans cette rentrée que de remaniement, de posture des uns et des autres, de leur amertume. Mais il y a 5 millions de chômeurs, des entreprises en grande difficulté, des salariés en souffrance. C'est de cela que les gens ont envie qu'on parle. Ils attendent des solutions.

François Hollande maintient le cap économique. Est-ce le bon choix ?

La CFDT a déjà dit que le rythme de la réduction des déficits publics devait être revu. Il est trop brutal et pèse sur le financement des politiques de solidarité dont les gens ont fortement besoin. Cela pénalise aussi les services publics et aggrave la situation des fonctionnaires qui sont au bord de l'explosion. Sans parler de l'investissement public qui est aujourd'hui au point mort.

Vous êtes donc d'accord avec les critiques d'une partie de la gauche...

Je me fiche d'être d'accord, ou pas. Ce n'est pas mon rôle. La vraie question à mes yeux est : comment arrêter d'être dans le commentaire pour être dans l'action et répondre aux vraies questions. C'est cela l'enjeu de la politique. Ces querelles à gauche, comme à droite d'ailleurs, passent au-dessus de la tête des gens. Que pense un salarié qui a perdu son boulot ou un jeune sorti en juin de l'école qui se retrouve au chômage quand il voit ...

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