Lass' de Belleville

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Lass' de Belleville
Lass' de Belleville

Après une décennie de péripéties aux quatre coins de l'Europe, Lassana Diarra est revenu jouer dans le championnat de France. Une chance pour la Ligue 1 et pour l'OM, certes. Mais surtout une fierté pour Belleville, son quartier d'enfance à Paris, qui n'a jamais oublié que le petit Lass' a tout appris dans ses rues.

"Lassana ? Si t'étais venu 72 heures plus tôt, tu serais tombé sur sa mère et sa petite sœur, elles sont passées nous dire bonjour !" Un pinceau à la main, en pleins travaux de rénovation du restaurant Chez Ramona de la rue Ramponeau, l'homme jubile. S'il connaît Lass' ? Bien sûr, quelle question ! Il l'a même vu grandir, comme toute l'équipe de ce restaurant espagnol, situé juste en face de l'immeuble d'enfance du nouveau milieu de terrain de l'OM. "Quand il était petit, il avait toujours sa balle. Son copain, c'était son ballon !", se souvient la patronne des lieux, avant de nous montrer fièrement une photo d'elle et du joueur, affichée sur un mur entre ses propres photos de famille et un cliché du mariage de Felipe et Letizia d'Espagne.

Le kid de Beautiful City


Car s'il est un endroit où Lassana Diarra est considéré comme un grand de ce monde, c'est bien à Belleville, son quartier natal, dans le XXe arrondissement de la Ville lumière. Dans la rue Ramponeau et ses abords, les groupes de jeunes savent tous que le petit Lassana a frappé ses premières balles sur le bitume de la place Pali-Kao, comme tous les enfants du quartier. Et même si le joueur et sa famille n'habitent plus ici, chacun y va de sa petite anecdote. Un tel l'a aperçu il y a pas si longtemps chez l'épicier du coin, un autre l'a déjà croisé au détour d'une rue. Et pour avoir plus d'informations et écouter ceux qui l'ont vraiment connu, il faut attendre "les grands", qui pointeront le bout de leur nez un peu plus tard dans la soirée.

Mohamed, lui, est un encore plus grand : "Je suis une génération au-dessus de Lassana, mais si tu veux trouver ses vrais potes d'enfance, faut revenir plus tard, et voir si tu trouves des groupes. Après, c'est toi et ta chance." Mais le soir venu, la chance ne sourit toujours pas. La maréchaussée ayant décidé de profiter de la douceur de la météo pour sortir ses plus beaux camions et aller perquisitionner quelques caves dans le quartier, l'ambiance est peu propice aux discussions football. Mais Alain, rencontré dans la rue Ramponeau, promet : "Moi, je l'ai bien connu ! Mais je peux pas trop parler là. Repasse demain soir, y aura même son frère qui sera là !"

"Je crois qu'il était pour l'OM déjà à l'époque !"


Le lendemain, le frère…






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