Lane (BCE) dit que le QE peut être amplifié si nécessaire

le
0
    DUBLIN, 8 janvier (Reuters) - La Banque centrale européenne 
peut encore amplifier son programme d'assouplissement 
quantitatif (QE) si les indicateurs économiques des prochains 
mois donnent à penser que cela est nécessaire, a déclaré Philip 
Lane, nouveau membre du conseil des gouverneurs de la BCE. 
    Nommé en novembre gouverneur de la Banque centrale 
d'Irlande, Philip Lane a participé en décembre à sa première 
réunion du conseil des gouverneurs de la BCE, à l'issue de 
laquelle l'institut d'émission a annoncé une prolongation de six 
mois de son programme de rachats d'actifs. Cette annonce a déçu 
les investisseurs, qui attendaient une mesure plus spectaculaire 
pour soutenir l'activité et l'inflation dans la zone euro. 
    Faisant allusion à cette réunion, Philip Lane déclare dans 
une interview accordée à l'Irish Times et retranscrite vendredi 
sur le site internet de la Banque centrale d'Irlande: "A ce 
moment-là, de nombreux éléments montraient que le QE était 
efficace, qu'il contribuait à accélérer la croissance du crédit 
en Europe, à abaisser les taux d'emprunt dans certains pays." 
    "Mais il est important de dire qu'aucune porte n'a été 
fermée. Si la tendance des indicateurs au cours des prochains 
mois est qu'il faut faire plus, il est possible de faire plus", 
ajoute-t-il. 
    Au sujet des turbulences sur les marchés financiers chinois 
cette semaine, Philip Lane estime que la Chine dispose encore 
d'une grande marge de manoeuvre pour piloter la transition vers 
une économie davantage tirée par la consommation intérieure. Il 
juge qu'un ralentissement est inévitable pour une économie de 
cette taille. 
    "Les économies comme la Chine qui ont connu une longue 
période d'excédents commerciaux, qui possèdent de vastes 
réserves de changes, disposent de nombreux outils permettant de 
traiter le moindre problème susceptible d'émerger", dit-il. 
    "Alors que les économies comme le Brésil qui connaissent des 
déficits extérieurs et qui ont fondamentalement une forte 
dépendance à l'égard de la dette en devises étrangères sont bien 
plus vulnérables." 
 
 (Padraic Halpin; Bertrand Boucey pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant