Landreau assume son statut de numéro 3

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Landreau assume son statut de numéro 3
Landreau assume son statut de numéro 3

Mickaël Landreau, comment jugez-vous votre rôle dans la hiérarchie des gardiens ?Je trouve que le troisième gardien, c'est celui qui doit s'adapter à tous les autres. Il peut y avoir différents profils en fonction du groupe. Compte tenu que l'effectif est jeune, je trouve que je suis un bon complément. J'ai de l'expérience et une garantie du haut niveau. On l'a peut-être oublié un certain moment mais j'ai continué à jouer. Je me sens très bien dans ce rôle.Que vous a apporté ce petit break de deux jours ? Ça fait du bien de couper psychologiquement et physiquement. On a très bien travaillé dans cette première phase. On a très peu voyagé et ça optimise les entraînements. L'évolution du château avec la salle de musculation, c'est très intéressant. Tout cela est positif pour la vie de groupe et la préparation.Qu'attendez-vous du dernier match de préparation face à la Jamaïque ?Pour le moment, ces deux premiers matchs amicaux ont été passionnants. Ce sera encore un adversaire différent. Il peut tourner favorablement comme contre la Norvège ou un peu moins bien comme contre le Paraguay. Mais c'était intéressant de jouer le Paraguay car d'un point de vue athlétique, c'était très difficile. Ce match nul montre qu'on a des choses à régler. Ce but à la fin nous prouve qu'on est encore dans une période de préparation. Le feuilleton Ribéry est-il un souci pour la vie de groupe ?Non, franchement, je ne pense pas que ce soit problématique entre les joueurs. On sait bien qu'à l'approche d'une phase finale, vous êtes friands de ces histoires. Dans un premier temps, c'était l'histoire du troisième gardien, maintenant c'est ça. A chaque phase finale, il y a eu des sujets qui ont alimenté les débats. C'est logique car c'est un joueur important pour nous, pour vous, et au niveau international. Ça ne me surprend pas qu'on en parle beaucoup.

« Je suis heureux d'être là pour jouer mais aussi pour tout ce qu'il va m'arriver demain »

Que ressentez-vous à l'approche de la Coupe du Monde et de la fin de votre carrière ?J'ai la sensation de bien vivre les choses. En général, je suis quelqu'un qui sait vivre le présent à fond. Je vis à fond depuis que je suis arrivé. Tous les jours, je suis en mode joueur de l'équipe de France qui veut vivre pleinement cette aventure. Je me sens bien avec moi-même et avec mes coéquipiers, le staff et ceux que l'on représente. Je suis heureux d'être là pour jouer mais aussi pour tout ce qu'il va m'arriver demain.Allez-vous jouer différemment si Franck Ribéry revient dans le onze ?Franck fait partie de cette équipe, je ne crois pas qu'on jouerait différemment tactiquement avec lui. Je pense que c'est quelqu'un qui a cette faculté à faire du jeu, à déséquilibrer les adversaires. Ce ne serait qu'un plus pour nous. Quel rôle peuvent-avoir les jeunes et notamment un comme Antoine Griezmann ?J'estime qu'on a tous un rôle important à avoir. Que l'on soit plus ou moins utilisé, on a tous un rôle important. La force d'un collectif, c'est se servir de la qualité de chacun. Si on est là, c'est qu'on amène une plus-value. Si Antoine est là, c'est parce qu'il l'a mérité sur le terrain. Il doit garder cette fraicheur. Il a besoin de spontanéité, de tranquillité. Plus les sélections arrivent et mieux il est. Ce but va lui faire du bien. On est là pour apporter le maximum. Quand je vois ce que fait Loïc Rémy, Mathieu (Valbuena) ou Olivier (Giroud), c'est intéressant. Chacun donne le maximum, c'est une certitude.A quel accueil vous attendez-vous au Brésil lors de votre premier entraînement public ?J'ai la sensation qu'on va avoir un bon accueil. Il y a une bonne relation entre les Brésiliens et les Français. C'est plutôt positif. Je m'attends à de la chaleur et je suis sûr qu'ils seront contents de voir les Français débarquer chez eux.

« Franck ? On lui faire sentir que le groupe est là quoi qu'il arrive »

Estimez-vous que la place de 16eme au classement FIFA des Bleus reflète le niveau de jeu de cette équipe ?A vrai dire, je ne savais pas qu'on était 16eme. Je pense que ce n'est pas le plus important. Et si on est là, c'est que ce n'est pas par hasard, on est moins régulier que les quinze premiers. On est à notre niveau. On est entrain de se reconstruire, avec du talent, de la jeunesse. On présente moins de garantie que certaines équipes comme l'Espagne, l'Allemagne ou l'Italie. L'incertitude autour de la participation de Franck Ribéry est-elle importante dans votre approche de la compétition ?A ce niveau là, n'importe quelle chose qui se passe au quotidien est important. Ça va des choses que vous n'allez pas voir dans les rapports, la manière de gérer? J'ai la sensation qu'il y a un maximum de choses qui sont analysées, gérées au mieux. Le problème zéro n'existe pas. On fait le maximum pour que tout le monde vive bien. Il y a des impondérables à gérer. On le fait.Avez-vous eu des mots, des attentions envers lui pour l'aider à passer cette épreuve ?C'est comme d'habitude. Tout dépend de la relation qu'on a avec la personne. Oui, ça arrive qu'il reçoive des petits gestes, des petits signes, on lui faire sentir que le groupe est là quoi qu'il arrive. On le met dans les meilleures conditions. On a passé des super moments avec Franck car il a cette capacité à apporter le sourire, à chambrer et à mettre l'ambiance. Franchement, on est là pour bien se préparer, bien vivre et espérer qu'il aille bien.

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