Lampre-Merida : Désaccord avec le MPCC sur le cas Ulissi

le
0
Lampre-Merida : Désaccord avec le MPCC sur le cas Ulissi
Lampre-Merida : Désaccord avec le MPCC sur le cas Ulissi
Suite à la réaction dans un communiqué de presse du MPCC suite à l'annonce du retour de Diego Ulissi au sein de l'équipe Lampre-Merida au prochain Tour du Pays Basque, l'équipe italienne a exprimé son mécontentement face aux déclarations de l'organisation dans un communiqué de presse.

Du rififi au sein du Mouvement pour un Cyclisme Crédible (MPCC). Suspendu jusqu'à la fin du mois de mars suite à un contrôle positif au salbutamol, Diego Ulissi va réintégrer l'équipe Lampre-Merida à l'occasion du prochain Tour du Pays Basque, disputé à partir du 6 avril. Face à ce retour, le MPCC avait affirmé dans un communiqué de presse qu'il attendait des précisions sur la position de l'équipe italienne à ce sujet. Le MPCC avait par ailleurs rappelé son règlement interne et plus précisément l'article 4 qui oblige les équipes membres « à ne pas engager, dans les 2 ans qui suivent la suspension, des coureurs reconnus coupables de violation des règles antidopage et qui ont été sanctionnés de plus de 6 mois par l'instance internationale ou leur instance nationale. »

Désaccord sur l'application des règles

Or, Diego Ulissi a été sanctionné de neuf mois de suspension sans que son engagement avec l'équipe Lampre-Merida ne soit rompu. Face à ces accusations faussement déguisées, l'équipe italienne n'a pas tardé à réagir via un communiqué, s'en prenant directement au MPCC. « Il n'est pas acceptable que ce type de message soit communiqué de telle manière, en d'autres termes que l'équipe soit mise sous observation suite à l'annonce du retour à la compétition de Diego Ulissi, d'autant plus que l'équipe n'a pas eu de contact direct avec les membres de l'organisation. Le retour de Diego Ulissi au sein de l'équipe se fait dans le respect total des règles du MPCC, dont l'article 4 mentionné dans le communiqué de presse émis par l'organisation. En fait, la règle ne s'applique que lors du recrutement de nouveaux coureurs. Puisque Diego Ulissi avait déjà un contrat avec l'équipe, la règle ne s'applique pas dans ce cas et, pour cette raison, nous ne comprenons pas la nécessité de clarifier notre position. »

La crédibilité de la lutte antidopage en question

Ce différend entre une équipe et le MPCC au sujet de l'application de règles internes à cette organisation pose encore la question de la légitimité de cette dernière pour mener la lutte contre le dopage dans le peloton professionnel. Et ce alors que l'Agence Mondiale Antidopage avec l'aide d'une UCI qui reste affaiblie par les scandales qui l'ont frappée, semble plus à même d'avoir cette légitimité, nécessaire pour restaurer la confiance en un sport qui a trop longtemps été décrédibilisé par les affaires de dopage qui se sont succédées dans les années 1990 et 2000.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant