Lampiris profite à plein de l'engouement pour l'énergie verte

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LAMPIRIS TIRE PROFIT DE L'ENGOUEMENT POUR L'ÉNERGIE VERTE
LAMPIRIS TIRE PROFIT DE L'ENGOUEMENT POUR L'ÉNERGIE VERTE

PARIS (Reuters) - Le producteur d'électricité verte belge Lampiris a doublé sa part de marché en 2012, aux dépens du leader du marché Electrabel , filiale de GDF Suez, tirant parti d'une politique gouvernementale très favorable à la concurrence dans le secteur de l'énergie.

"Les gens viennent à nous parce que nous sommes l'un des fournisseurs les moins chers et que notre électricité est verte", a dit à Reuters le président cofondateur Bruno Vanderschueren, ajoutant que le fait que Lampiris soit le seul distributeur totalement belge et indépendant constituait un avantage.

Le marché de l'énergie belge est dominé par des sociétés étrangères, ce qui fait que les autorités, débarrassées de la tentation de soutenir un champion national, jouent la concurrence pour faire baisser les tarifs, allant jusqu'à fournir des comparatifs officiels entre prestataires.

Cette politique ne fait pas les affaires d'Electrabel qui voit ses clients partir en masse, le forçant à baisser ses tarifs. Sa part de marché était de 57,2% en 2012 contre 66,4% en 2011. Les concurrents tels que l'italien Eni et Essent Belgique, filiale de l'allemand RWE, ont eux gagné du terrain.

Lampiris a une part de marché de 3,5%, si l'on prend comme référent le volume d'électricité, mais de 8,5%, en prenant comme base le nombre de ménages servis. La société ne vend pas d'électricité aux entreprises.

Fondée en 2003 par deux particuliers, Lampiris a réalisé en 2012 un chiffre d'affaires de 695 millions d'euros et anticipe un C.A. de plus de 800 millions cette année.

Lampiris n'a pas d'actifs produisant de l'électricité en propre et achète la moitié de son électricité à partir de sources renouvelables. Il se fournit aussi sur le marché spot. Sa production de 600 à 800 mWh est l'équivalent à peu près de la capacité d'une centrale nucléaire.

Les fonds d'investissement régionaux GIMV et SIRW ont pris la semaine dernière une participation combinée de 33% dans Lampiris, un apport bienvenu pour envisager éventuellement des acquisitions.

En 2011, Lampiris a raté Nuon Belgique au bénéfice d'Eni mais "si Essent Belgique venait à être mis en vente, nous serions intéressés", a dit Vanderschueren.

Une introduction en Bourse n'est pas exclue mais avant cela, l'entreprise doit doubler, voire tripler de taille, a-t-il souligné.

Geert de Clercq, Wilfrid Exbrayat pour le service français

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