Lakshmi Mittal donne sa version de l'accord sur Florange

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LAKSHMI MITTAL DONNE SA VERSION DE L'ACCORD SUR FLORANGE
LAKSHMI MITTAL DONNE SA VERSION DE L'ACCORD SUR FLORANGE

PARIS (Reuters) - Lakshmi Mittal dénonce le "langage anti-commercial" du gouvernement français et dément avoir failli à ses engagements dans une interview écrite destinée à être diffusée à l'intérieur du groupe sidérurgique ArcelorMittal qu'il dirige.

Dans ce document, dévoilé vendredi par Europe 1, l'homme d'affaires indien ne fait pas mention du projet européen Ulcos de captage et de stockage de CO2 et s'engage à conserver les hauts-fourneaux de Florange pendant six ans, selon la radio.

Il affirme en revanche avoir "pris l'engagement vis-à-vis du gouvernement français d'accepter les offres d'achat des hauts-fourneaux".

Or, selon lui, "aucune offre n'a été reçue à ce jour". "Alors que nous approchions de la date butoir de la vente possible des hauts-fourneaux, il est devenu évident qu'aucun acheteur ne s'était présenté", écrit-il.

La gestion du dossier Florange par l'exécutif français a provoqué déceptions et malentendus en raison du flou entretenu sur la question de la nationalisation d'un site symbolique de l'industrie française.

Pour Lakshmi Mittal, "la vente de l'intégralité du site et même la nationalisation forcée" sont des options mises dans le débat public sous la pression des syndicats.

"Ce langage anti-commercial a attiré l'attention non seulement de la presse française, mais aussi de la presse internationale, qui ont commencé à s'interroger sur le message que cela envoyait aux entreprises internationales envisageant d'investir en France", déplore-t-il.

Donnant sa version de l'accord, le PDG dit avoir convenu avec le gouvernement "de l'arrêt provisoire et du non-démantèlement des hauts fourneaux pendant six ans."

"Nous avons accepté d'investir 180 millions d'euros dans le site au cours des cinq prochaines années. Nous avons accepté de maintenir l'activité emballage à Florange pendant au moins cinq ans. Et nous avons accepté de ne pas mettre en place de plan social et de chercher une solution pour les aspects sociaux de la fermeture sur une base individuelle et volontaire", précise-t-il.

Le patron du groupe souligne que le plan industriel présenté en 2006 au gouvernement français précisait que le dernier haut fourneau de Florange fermerait en 2010.

Selon lui, la bonne conjoncture a ensuite permis de poursuivre cette exploitation mais avec le retournement de la demande d'acier en Europe qui "a chuté de plus d'un quart depuis 2008, les perspectives à moyen et long termes ne sont plus favorables."

Gérard Bon, édité par Sophie Louet

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  • .jpeg le vendredi 7 déc 2012 à 22:50

    Churchill avait l'art de la formule ;) Tout ça pour une promesse dessuette de campagne qui plus est totalement intenable depuis le début. Même Attali le dit, c'est dire.

  • M6197799 le vendredi 7 déc 2012 à 18:31

    Le problème n'est pas de savoir s'il est honnête ou si on peut avoir confiance en lui : comme tout patron d'entreprise (et comme tout homme politique...) il va là où son intérêt le guide et il respectera ses promesses (comme tout homme politique...) tant que cela ne lui coûtera rien. En tout cas sa réponse est claire, et on peut être certain qu'il ne va pas faire la promotion de la France dans les milieux de patrons qu'il fréquente !

  • M931269 le vendredi 7 déc 2012 à 18:23

    ce qui est certain c'est que les industriels ne viendront plus en France ! encore un beau coup d'épée dans l'eau !

  • 11246605 le vendredi 7 déc 2012 à 18:05

    Comme l'a dit Winston Churchill : " Les socialistes, c'est comme Christophe Colomb, quand ils partent ils ne savent pas où ils vont et, quand ils arrivent, ils ne savent pas où ils sont."

  • knbskin le vendredi 7 déc 2012 à 18:00

    On peut penser ce qu'on veut des uns et des autres, mais ce texte est incontestablement le plus clair qui ait été publié depuis le début du feuilleton. Mais il est clair que pour Mittal Hollande, Ayrault et Montebourg sont définitivement des charlots. Peu importe à la limite que Mittal soit ou non un esc.roc. Ce qui importe, c'est que le gouvernement français soir "respectable", vu par Mittal. Ce n'est plus le cas.

  • emst le vendredi 7 déc 2012 à 17:41

    En attendant notre gouvernement a encore montré une bien triste image de ce qu'attend tout investisseur qui souhaite investir dans notre pays. Allez créer de l'emploi derrière cette parodie. Quelle bande de n.uls.

  • M7361806 le vendredi 7 déc 2012 à 17:37

    les socialistes sont des reveurs!

  • hcadot le vendredi 7 déc 2012 à 17:25

    Mr.Mittal étant ,de réputation, une personne on ne peut plus intègre, sa parole est d'argent, et le contexte on ne peut plus clair maintenant

  • jleining le vendredi 7 déc 2012 à 17:24

    nos "chers" syndicats sont pas du même avis

  • leonprem le vendredi 7 déc 2012 à 17:22

    merci les syndicats de mettre encore le bazard ! pour justifier votre existence, vos salaires et votre idéologie inapplicables ! la france vous remercie pour la fuite des investisseurs, dont nous n'avons d'ailleurs aucun besoin !!!