Lait : la vie sans les quotas

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Les producteurs de lait craignent d'être encore plus exposés à une éventuelle baisse des prix du lait après la disparition des quotas européens.
Les producteurs de lait craignent d'être encore plus exposés à une éventuelle baisse des prix du lait après la disparition des quotas européens.

C'est une page d'histoire qui se tourne pour l'Europe agricole. Le système de quotas, qui limite la production européenne de lait depuis trente ans, disparaît. Un bouleversement auquel se préparent de longue date les producteurs français mais qui ne va pas sans susciter des craintes des producteurs. Plus que jamais, la filière va devoir s'adapter à un marché devenu mondial. Avec des risques de voir les prix s'effondrer brutalement, comme en 2009. L'Europe entend désormais profiter à plein de la formidable augmentation de la demande mondiale pour les produits laitiers, notamment venue d'Asie. Dans ce contexte, les quotas sur le lait de vache font figure d'entrave à sa force de frappe face à la concurrence et donc au développement de la filière.

Les quotas, un outil de gestion de la surproduction

Quand les quotas ont été instaurés en 1984, leur objectif était de corriger les excès du formidable succès d'une politique agricole commune européenne (PAC) conçue pour relancer la production européenne après la Seconde Guerre mondiale. À l'abri de la concurrence mondiale et soutenus par un prix garanti, les éleveurs européens ont alors pu augmenter tranquillement leur production jusqu'à générer des montagnes d'excédents par rapport à la demande. C'est la fameuse époque où la Communauté européenne était obligée de stocker des montagnes de beurre et des lacs de lait.

Prévus à l'origine pour perdurer cinq ans, les quotas ont survécu...

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