Lagardère n'entend pas sortir d'EADS

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LAGARDÈRE N'ENTEND PAS SORTIR D'EADS
LAGARDÈRE N'ENTEND PAS SORTIR D'EADS

PARIS (Reuters) - Une sortie de Lagardère du capital d'EADS n'est pas à l'ordre du jour et "aucune échéance n'a été fixée" pour d'éventuels mécanismes de protection du capital du groupe aéronautique et de défense, déclare Arnaud Lagardère dans une interview au Figaro.

Le gérant commandité de Lagardère, qui doit prendre à compter de la fin mai la présidence du conseil d'administration d'EADS, a déclaré à maintes reprises souhaiter céder, à terme, les 7,5% que son groupe détient encore dans le capital d'EADS.

"La sortie du groupe Lagardère n'est pas à l'ordre du jour", affirme Arnaud Lagardère. "Si je prends la présidence d'EADS, c'est en responsabilité que je le fais", ajoute-t-il.

Son mandat à la tête du conseil, qui prendra effet fin mai, aura une durée de cinq ans.

A la question de savoir quels mécanismes de protection du capital d'EADS étaient privilégiés, Arnaud Lagardère répond que "toutes les options sont envisagées", la golden share, la limitation de droits de vote, ou d'autres systèmes.

Cette idée de protéger le capital d'EADS contre des prises de participation non souhaitées par la France et l'Allemagne est défendue par Louis Gallois, président exécutif du groupe, dont le mandat s'achève cette année et qui sera remplacé par Tom Enders.

Interrogé sur les éventuelles visées du Qatar (premier actionnaire de Lagardère) sur le capital d'EADS, Arnaud Lagardère indique n'avoir "jamais abordé cette question" avec ses investisseurs qataris.

Il annonce simplement la signature prochaine de partenariats entre Lagardère et le Qatar dans la gestion de droits sportifs.

Pascale Denis, édité par Nicolas Delame

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