Lafarge réunira son observatoire des métiers le 9 juin

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LAFARGE RÉUNIRA SON OBSERVATOIRE DES MÉTIERS LE 9 JUIN
LAFARGE RÉUNIRA SON OBSERVATOIRE DES MÉTIERS LE 9 JUIN

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - Lafarge réunira le 9 juin son observatoire des métiers pour déterminer les ajustements d'effectifs qu'il compte réaliser par secteurs d'activité dans les trois prochaines années.

La mise en place des conclusions de l'observatoire, qui devrait se réunir deux fois par an, restera conditionnée à la conclusion définitive d'un accord GPEM de "gestion de la promotion de l'emploi et de la mobilité", que trois syndicats sur cinq ont déclaré mi-mars vouloir signer.

"La première réunion 'Observatoire des métiers' a été fixée au 9 juin après-midi", a indiqué mercredi une source syndicale à Reuters.

Une porte-parole de Lafarge a confirmé cette date, ajoutant: "L'accord GPEM est fait pour préserver l'emploi au sein de Lafarge France (...) en permettant d'adapter les activités tout en sécurisant les salariés dans l'emploi."

Ce type d'accord, auquel les entreprise ont de plus en plus souvent recours, permet d'anticiper les besoins futurs en effectifs et de favoriser les changements d'affectation ou d'accompagner les départs dans les métiers offrant le moins de perspectives de croissance, afin d'éviter un plan social ou des licenciements secs.

L'observatoire des métiers déterminera les fonctions en sous-effectif pouvant être pourvues après formation par des salariés d'autres branches ou par des recrutements, et celles en sureffectif.

Sylvain Moreno, représentant de la CGT, fait partie des non-signataires car il redoute qu'un "chèque en blanc" soit donné à la direction pour supprimer des emplois en France, où l'effectif du groupe se monte à 4.500 personnes environ sur un total de 63.000 à l'échelle mondiale.

Didier Riant, représentant de la CFE-CGC, ne juge pas non plus l'accord parfait mais y voit "une opportunité d'avoir des mesures d'accompagnement pour toutes les branches".

IMPACT INDIRECT DE LA FUSION

Les discussions chez Lafarge sont compliquées par le fait que les différentes activités connaissent des cycles très contrastés, entre d'une part le métier historique du ciment et la branche granulats, où les départs à la retraite seront bientôt les plus nombreux au vu de la pyramide des âges, et le béton, métier le plus touché par la morosité actuelle du bâtiment.

L'accord GPEM est distinct de la fusion entre Lafarge et Holcim, qui doit être bouclée en juillet et dont les deux groupes attendent une complémentarité géographique et d'importantes synergies de coûts.

Lafarge a déjà annoncé que la réorganisation des fonctions centrales dans le cadre de la fusion devrait se traduire par 380 suppressions nettes de postes tertiaires, dont 166 en France, notamment au siège parisien du groupe.

Le mariage aura néanmoins un impact indirect sur la réflexion en cours au sein de Lafarge France, dont il va modifier l'organigramme et légèrement le périmètre.

Lafarge et Holcim ont annoncé mercredi que Pascal Casanova, directeur général de Lafarge France depuis 2012, prendrait la direction de la zone Amérique latine dans le futur LafargeHolcim.

De surcroît, le dispositif industriel du nouveau groupe en France sera bientôt élargi à la cimenterie alsacienne d'Holcim, seule activité française du suisse à ne pas être cédée à l'irlandais CRH.

(Edité par Dominique Rodriguez)

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