Lafarge achève son recentrage

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(lerevenu.com) - Le cimentier cède au belge Etex sa participation de 20% dans la co-entreprise regroupant leurs actifs plâtre en Europe et en Amérique du Sud, pour un paiement immédiat de 145 millions d'euros. Lafarge finalise ainsi son recentrage sur le ciment, le béton et les granulats. Il accélère aussi son désendettement.

Vente par appartements. C'est en 2011 que le groupe a cédé à Etex ses actifs plâtre en Europe et en Amérique du Sud (via la création d'une co-entreprise) pour une valeur d'entreprise de 1 milliard d'euros. La même année, il s'est aussi désengagé de cette activité en Australie et en Asie. En juin dernier, Lafarge a annoncé la cession du plâtre en Amérique du Nord au fonds d'investissement Lone Star, pour une valeur d'entreprise de 700 millions de dollars.

Rotation des actifs.
Même dans son c?ur de métier, Lafarge fait tourner son portefeuille. Par exemple, fin 2012, il a cédé ses activités ciment, granulats et béton dans le Missouri et l'Oklahoma. Cette année, il a vendu ses cimenteries en Ukraine et au Honduras. Parallèlement, il investit dans de nouvelles unités de production en Inde et en Russie, ou dans des capacités supplémentaires, aux Philippines, au Brésil et en Algérie. 

Pragmatisme.
En matière de cessions, la politique de Lafarge est d'agir avec pragmatisme en fonction des opportunités, se désengageant de pays où il n'a pas la taille critique et qui offrent peu de synergies avec le reste de son portefeuille. Les acheteurs sont aussi bien des fonds que de grands concurrents ou des acteurs locaux. Les transactions se font à de bons prix. La cession du Honduras - annoncée en septembre dernier - a été réalisée sur la base d'une valeur d'entreprise totale de 435 millions d'euros correspondant à un multiple d'excédent brut d'exploitation (Ebitda) 2012 de 8,6. 

Réduire la dette.
Ces désinvestissements contribuent à réduire la dette nette : celle-ci est passée de 16,9 milliards d'euros fin 2008 à 10,9 milliards au 30 septembre dernier. Lafarge entend la ramener à moins de 10 milliards en 2013 et à moins de 9 milliards en 2014, avec pour objectif un retour le plus rapidement possible à une notation « investment grade » pour économiser des frais financiers. 

Notre avis.
Ce volontarisme en matière d'assainissement du bilan, joint aux efforts de réduction des coûts, a permis au titre de fortement rebondir. Il progresse de 13,5% depuis le début de l'année, après avoir gagné 77% en 2012. A 15 fois le résultat net attendu pour 2014, l'action n'est pas bon marché mais l'amélioration des volumes vendus et des marges sera la clé de la poursuite de la revalorisation boursière. Nous sommes confiants et restons à l'achat sur Lafarge.  

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