Laetitia Sheriff : "Sentir cette odeur de frites, ça n'a pas de prix"

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Laetitia Sheriff : "Sentir cette odeur de frites, ça n'a pas de prix"
Laetitia Sheriff : "Sentir cette odeur de frites, ça n'a pas de prix"

Alors que le RC Lens est au plus mal, que les efforts consentis par l'équipe sportive et dirigeante risquent de ne pas suffire à maintenir le club en Ligue 1, la musicienne Laetitia Sheriff, auteur du très raffiné Pandemonium, Solace And Stars en fin d'année dernière, lance quelques pistes d'explications et revient sur ses premières amours footballistiques.

Comment est née ta relation au foot ? En grandissant dans le Nord-Pas de Calais, je pense que le foot est un passage obligatoire pour n'importe quelle personne. D'autant que les mecs avec qui je faisais de la musique étaient de grands fans du RC Lens. Avant chaque répétition, il fallait faire le débriefe. Moi qui n'y connaissais pas grand-chose, j'ai vite appris le nom des joueurs des Sang et Or.
Tu as eu l'occasion de te rendre au stade ? Oui, à plusieurs reprises. La première fois, c'était contre Lyon. Mes potes m'avaient offert une place pour que je découvre l'ambiance et parce que ça semblait important de voir Tony Vairelles revenir au stade Bollaert. En les voyant aussi touchés, aussi sensibles aux différentes actions, j'ai compris ce qui pouvait être fort dans le foot. Ça a été suffisant pour m'attacher au RC Lens, qui avait une bien meilleure image que le LOSC à la fin des années 90 et au début de la décennie suivante. À l'époque, je bossais dans le café L'Illustration dans le Vieux Lille, et on se tapait le retour de match de supporters pas très finauds qui venaient terminer leur soirée à la Duvel. On a fini par ne plus servir de Duvel pour éviter qu'ils ne reviennent.
J'imagine que tu dois avoir de bons souvenirs à Bollaert ? Je me souviens de la deuxième fois où j'y suis allé. J'avais emmené un pote pour son anniversaire, et ce sont les supporters qui nous ont guidés : on était complètement perdus. Sinon, comme chez beaucoup de supporters, c'est vraiment l'aspect populaire qui m'a particulièrement marqué. Voir tous ces gens chanter Les Corons à la mi-temps, sentir cette odeur de frites et entendre les publicités de mecs proposant telle ou telle friture, ça n'a pas de prix.
Que penses-tu de la situation lensoise actuelle ? C'est assez triste, forcément. On voit bien que Martel donne corps et âme au club pour tenter de le maintenir à flot. Malheureusement, la réalité économique semble bien trop forte pour un club aussi modeste. Sans compter qu'il y a une pression énorme autour des joueurs, ce qui est assez surréaliste.
Tu penses que c'est symptomatique du football actuel ? Je pense surtout que ce n'est pas simplement...




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