Ladurée s'attaque aux cosmétiques

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Disponible au Japon depuis près de deux ans, la gamme de produits de beauté de la célèbre maison de pâtisserie est diffusée à partir de ce lundi dans trois boutiques Sephora de la capitale.

Il y avait déjà les macarons, les bougies, les chocolats, il faudra désormais compter aussi sur le mascara, le fard à joues ou le baume à lèvres siglés Ladurée. «Je veux accompagner la vie de mes clients de la manière la plus large possible», avoue David Holder, président de Ladurée et vice-président du groupe Holder (Paul, Saint-Preux). À ses détracteurs qui estiment que la marque se dilue dans ses diversifications, il oppose une démarche cohérente «respectant les codes et l'art de vivre Ladurée». D'ailleurs, il rappelle que ce n'est pas sa première incursion dans le non-alimentaire car il a lancé il y a longtemps déjà des bougies parfumées sensées prolonger l'univers olfactif de la pâtisserie.

Baptisée «Les merveilleuses», la gamme de cosmétiques est disponible au Japon depuis le début 2012 et est fabriqué sur place par la marque nipponne Albion. Mais si le roi du macaron a délégué la fabrication des produits de beauté, c'est lui qui s'est assuré du respect des couleurs pastels chères à la maison et a dessiné tous les emballages. Et confirme sa volonté de rester associé à l'image de Marie-Antoinette alors que ses salons de thé jouent plutôt sur l'univers du Second Empire où la marque puise ses racines.

Une clientèle très jeune

Après avoir généré 2,3 millions d'euros de ventes au pays du Soleil levant l'an dernier, les cosmétiques Ladurée ont été jugés dignes d'être diffusés en France. Une distribution qui se limite pour l'instant à trois magasins de la chaîne de parfumeries Sephora (Champs-Élysées, Madeleine et Haussmann). Dans l'immédiat, la gamme ne comporte que 53 références mais le renfort de produits vendus en séries limitées est déjà envisagé.

Ladurée souhaite ensuite prolonger l'expérience ailleurs en Europe et aux États-Unis. Car à Paris comme ailleurs, la marque vise avant tout une clientèle féminine et internationale. Cerise sur le gâteau: l'expérience nipponne prouve que la gamme de cosmétiques est plébiscitée par de très jeunes femmes, une frange de la population qui échappait jusque-là à la marque. «Ce n'est pour l'instant qu'une petite diversification mais nous pouvons envisager à terme un chiffre d'affaires conséquent d'une cinquantaine de millions de dollars», avance David Holder.

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