La zone euro obligée de se réunifier

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La crise financière met en exergue de façon cruelle les disparités économiques entre les dix-sept pays de l'euro. Il est urgent d'y remédier.

Pour saisir l'état de l'Europe, il suffit de se remémorer la phrase d'ouverture d'Anna Karénine, le roman de Tolstoï. «Les familles heureuses se ressemblent toutes ; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à leur façon.» Il fut un temps - 1999-2007 - où la zone euro offrait l'image du bonheur. Les investisseurs internationaux le percevaient ainsi et ils prêtaient indifféremment aux mêmes taux d'intérêt, bas, à la Grèce ou à l'Allemagne. Une telle unité était manifestement illusoire. Les familles européennes - ses nations - sont aujourd'hui toutes chamboulées. Mais chacune avec ses singularités, avec ses propres démons.

Stratégie de développement fondée sur la dette

Ainsi Yves Leterme, le premier ministre belge intérimaire, l'a reconnu la semaine dernière : l'impuissance politique de son pays, incapable de former un vrai gouvernement depuis avril 2010, «provoque une méfiance supplémentaire» à l'origine de la flambée des taux en Belgique

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