La zone euro fait un pas vers un allègement de la dette grecque

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    * L'Eurogroupe ouvert à des discussions sur la dette 
    * Un accord possible le 24 mai 
 
 (Actualisé avec précisions) 
    par Jan Strupczewski et Renee Maltezou 
    BRUXELLES/ATHENES, 9 mai (Reuters) - Les ministres des 
Finances de la zone euro ont fait lundi un petit pas vers un 
allègement de la dette grecque et ont formulé l'espoir qu'un 
accord permettant de débloquer une nouvelle tranche d'aide soit 
conclu lors de leur prochaine réunion, le 24 mai. 
    Les discussions, qui devraient porter sur une limitation du 
service de la dette à 15% du produit intérieur brut (PIB), 
progressent malgré l'opposition de l'Allemagne, hostile au 
principe d'un aménagement. 
    Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe, a exprimé 
lundi l'espoir qu'un accord soit conclu le 24 mai. 
    "Mon objectif est d'y parvenir avant l'été et même à la 
prochaine réunion de l'Eurogroupe. Aujourd'hui, c'est une 
première discussion générale sur la dette et nous tenterons 
d'avancer le 24 mai", a-t-il dit avant le début de la réunion. 
    Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission 
européenne chargé de l'euro, a dit pour sa part qu'un accord 
préliminaire devrait être bouclé dans les prochains jours. 
    La réunion de lundi est destinée à évaluer les réformes 
adoptées dimanche soir par le Parlement grec sur les retraites 
et la fiscalité.  
    Athènes espère que ce vote des députés permettra d'obtenir 
une nouvelle aide de ses créanciers dans le cadre du plan de 86 
milliards d'euros adopté l'été dernier et d'ouvrir des 
discussions sur un allègement de sa dette.   
    La réunion du 24 mai devrait permettre des avancées sur ce 
dernier point, a dit le président de l'Eurogroupe, qui s'est 
déclaré contre une décote mais ouvert à la discussion sur les 
échéances et les intérêts de la dette. 
    Les mesures adoptées dimanche par les députés grecs visent à 
garantir que le budget grec dégagera un excédent primaire (hors 
service de la dette) de 3,5% du PIB en 2018, soit l'objectif 
fixé par les bailleurs de fonds d'Athènes. 
    Les créanciers internationaux de la Grèce (zone euro, Banque 
centrale européenne et Fonds monétaire international) réclament 
en outre un train de mesures d'urgence qui devrait être voté dès 
à présent par le Parlement grec mais n'entrerait en vigueur que 
si le pays peinait à atteindre les objectifs qui lui ont été 
assignés. 
    "Un accord doit répondre à trois points : les réformes -nous 
y sommes -, les mesures d'urgence - nous y sommes presque -, et 
la question de la dette - nous commençons à en parler", a 
déclaré Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires 
économiques et financières. 
    Le train de réformes adopté dimanche, qui s'ajoute à six 
années de politique d'austérité, est rejeté par les syndicats et 
provoque la colère d'une grande partie de la population. 
 
 (Jan Strupczewski et Renee Maltezou; Juliette Rouillon et 
Patrick Vignal pour le service français) 
 
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