La zone euro éteint l'incendie grec 

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Le sommet exceptionnel réuni jeudi à Bruxelles a, à la fois, donné un feu vert à un sauvetage de la Grèce et suffisamment de gages d'unité pour espérer enrayer la contagion de la crise sur les marchés.?

Pour sauver sa monnaie commune, l'Europe fait la part du feu. Les dix-sept pays de l'euro ont transgressé un interdit collectif, en assumant le risque d'une possible faillite partielle de la Grèce. Mais les dirigeants nationaux ont aussi bousculé leurs propres tabous, afin de restaurer la confiance et de ressouder l'équipe face à l'incendie.

Le sommet de Bruxelles, déminé la veille par un dîner à trois à Berlin, a vu chacun y mettre du sien. Jean-Claude Trichet, gardien sourcilleux de l'orthodoxie monétaire, a accepté à contrecœur la possibilité d'un «défaut de paiement» de la Grèce, même s'il veut croire qu'il sera conjuré. Nicolas Sarkozy a rempoché sa taxe sur les banques - un projet précisément conçu pour éviter à Athènes l'épreuve de la faillite, fût-elle limitée. Angela Merkel paie en retour. Elle accepte de muscler substantiellement le fonds de sauvetage européen des pays endettés, ignorant les doutes qui minent sa coalition à Berlin. Et ell

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