La zone euro confrontée à la remontée des taux d'intérêt

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Les investisseurs commencent à se demander s'ils doivent craindre un krach obligataire (photo d'illustration).
Les investisseurs commencent à se demander s'ils doivent craindre un krach obligataire (photo d'illustration).

« Nous devrions nous habituer à des périodes de volatilité plus élevées. » La petite phrase de Mario Draghi, mercredi dernier, lors de sa conférence de presse mensuelle, n?est pas passée inaperçue. Ce sabir de banquier central est parfaitement incompréhensible pour le commun des mortels, mais il parle aux acteurs des marchés financiers. Le président de la Banque centrale européenne (BCE) leur a signifié qu?il n?avait pas l?intention, en l?état actuel des choses, de réagir face à la hausse brutale et erratique des taux d?emprunt des États européens.

« Super Mario », l?homme qui a stoppé la spéculation contre les dettes des États de la zone euro d?une seule petite phrase, à l?été 2012 ; l'homme qui a réussi à faire avaler à son institution un programme massif d?achat de dettes souveraines sur les marchés jusqu?en septembre 2016 (Quantitative easing, QE) pour lutter contre la déflation, buterait-il sur un obstacle ? Va-t-il réellement laisser le prix des titres de dette souveraine s?enfoncer et les taux d'intérêt monter, au risque de causer ainsi des pertes à certains investisseurs ?

Le succès de la lutte contre la déflation

D?ores et déjà, le mouvement est spectaculaire. Mi-avril, la dette allemande à 10 ans (la référence de la zone euro) ne rapportait quasiment plus rien à son détenteur (environ 0,05 %). Et pour cause, tout le monde se battait pour en détenir. Depuis, la...

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  • M4750397 le jeudi 11 juin 2015 à 08:22

    Hélas pour nous, les taux et le pétrole augmentent et le dollar baisse.