La zone euro approuve une nouvelle tranche d'aide à la Grèce

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    BRUXELLES/ATHENES, 17 décembre (Reuters) - Les responsables 
de la zone euro ont approuvé provisoirement une nouvelle tranche 
d'aide d'un milliard d'euros à la Grèce après le renoncement par 
Athènes à un projet de loi sur un programme économique 
parallèle, a-t-on appris jeudi auprès d'un responsable européen. 
    Le projet de loi en question, soumis par le Premier ministre 
Alexis Tsipras, comportait une série de mesures sociales 
destinées à répondre à ce qu'il a appelé une "crise 
humanitaire". 
    Il s'agissait pour le chef du gouvernement d'apaiser les 
critiques venant de son parti Syriza, sur les réformes exigées 
par les créanciers d'Athènes en échange d'un troisième plan 
d'aide international. 
    Sous la pression des créanciers et de l'opposition de 
droite, ce projet de loi a finalement été retiré de l'agenda 
parlementaire et sera discuté en commission début janvier, 
a-t-on appris de source parlementaire. 
    Les créanciers de la zone Europa ont donc réagi en 
approuvant une tranche d'aide "sous deux à trois conditions 
techniques" qui devraient être remplies vendredi, permettant 
ainsi au Mécanisme européen de stabilité (MES) de débloquer la 
somme, a expliqué le responsable européen. 
    Athènes peine à faire adopter les mesures de réforme exigées 
en échange d'un plan d'aide de 86 milliards d'euros conclu cet 
été dans le cadre d'un accord avec ses partenaires de la zone 
euro. Le gouvernement grec plaide en outre pour une forme 
d'allègement de sa dette afin de l'aider à relancer la 
croissance. 
    Une telle mesure ne présente aucun caractère d'urgence, 
déclare Jens Weidmann, membre du conseil des gouverneurs de la 
Banque centrale européenne (BCE) dans un entretien que publie 
jeudi le quotidien économique grec Naftemporiki. 
    "En 2014, les paiements des intérêts en pourcentage du PIB 
ont été plus bas en Grèce qu'en Espagne, au Portugal et en 
Italie", déclare le banquier central au journal. 
    "En prenant en compte les faibles besoins de refinancement 
pour les prochaines années, un allègement supplémentaire de la 
dette ne semble pas être un sujet présentant un caractère 
particulièrement urgent", ajoute le président de la Bundesbank. 
     
 
 (Renee Maltezou à Bruxelles et Lefteris Papadimas à Athènes; 
Patrick Vignal pour le service français, édité par Wilfrid 
Exbrayat) 
 
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