La Wallonie reste opposée au traité CETA entre l'UE et le Canada

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    * Les Vingt-Huit prêts à signer 
    * Après cinq ans de négociations 
    * Mais le Parlement wallon bloque le processus 
    * Matthias Fekl dit comprendre cette décision 
 
 (Actualisé avec Matthias Fekl, §§ 11-12) 
    par Philip Blenkinsop et Alastair Macdonald 
    BRUXELLES, 20 octobre (Reuters) - Le gouvernement de la 
Wallonie, en Belgique, a maintenu jeudi son opposition au projet 
d'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada 
(CETA), bloquant ainsi la ratification de ce traité commercial. 
    Les Vingt-Huit sont tous favorables au CETA (Comprehensive 
Economic Trade Agreement), qui a nécessité cinq ans de 
négociations et représente le premier accord commercial du bloc 
européen avec un pays du G7.  
    Mais le gouvernement belge ne peut donner son aval sans le 
soutien de ses cinq régions ou communautés, et le Parlement 
wallon a voté contre. 
    La Commission européenne, qui négocie les accords 
commerciaux au nom des Vingt-Huit, a proposé aux élus wallons 
des concessions par le biais d'une déclaration qui serait 
ajoutée en annexe du traité avec le Canada.  
    Un diplomate européen a déclaré que ces modifications 
visaient à répondre aux inquiétudes de la Wallonie en ce qui 
concerne les questions agricoles et le mode de règlement des 
litiges avec les entreprises canadiennes. 
    Réuni en urgence par Paul Magnette, le ministre-président de 
Wallonie, le gouvernement wallon a reconnu des avancées mais les 
a jugées insuffisantes. 
    "Des progrès ont été faits mais pour nous, à ce stade, les 
avancées ne sont pas suffisantes", a dit Paul Magnette au cours 
d'une conférence de presse à l'issue de cette réunion d'urgence. 
     
    NOUVELLE CRISE AU SEIN DE L'UE 
    Le ministre-président de la région francophone doit prendre 
la parole vendredi matin devant le Parlement de la Wallonie. 
    Il compte aussi rencontrer à nouveau la ministre canadienne 
du Commerce, Chrystia Freeland, "pour examiner (...) où il est 
encore possible de trouver des marges et de faire évoluer les 
textes qui nous ont été soumis ce jeudi", a dit Paul Magnette. 
    Après le vote pour le Brexit et la difficile gestion des 
migrants, cette nouvelle crise au sein de l'UE survient alors 
que les dirigeants européens sont réunis jeudi et vendredi à 
Bruxelles pour leur sommet d'automne. Ces derniers espèrent 
signer officiellement le CETA à l'occasion d'un sommet UE-Canada 
prévu jeudi prochain en présence du Premier ministre canadien, 
Justin Trudeau, qui pourrait toutefois annuler sa venue si le 
blocage persiste. 
    Donald Tusk, le président du Conseil européen, a exprimé son 
inquiétude dans un message sur Twitter: "La crédibilité de 
l'Europe est en jeu". 
    Matthias Fekl, secrétaire d'Etat français au Commerce 
extérieur, a en revanche affirmé vendredi qu'il comprenait 
"parfaitement" la décision wallonne. 
    "Les Wallons sont mis devant le fait accompli (...) Les 
parlements arrivent en fin de processus et ont le choix entre 
dire 'oui' ou 'non' et certains même voudraient qu'ils aient le 
choix entre dire 'oui' ou 'oui'", a-t-il jugé sur BFM TV.     
    Les opposants au CETA, et au projet d'accord en cours de 
négociations avec les Etats-Unis (TTIP ou TAFTA), jugent que ces 
traités de libre-échange vont abaisser les normes sociales, 
environnementales et de protection des consommateurs. 
 
 (Avec Simon Carraud à paris, Jean-Stéphane Brosse, Henri-Pierre 
André et Bertrand Boucey pour le service français) 
 
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  • aerosp le vendredi 21 oct 2016 à 07:28

    ça va être comme notre référendum de 2005