La Wallonie ne se pliera à aucun ultimatum sur le CETA

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    BRUXELLES, 24 octobre (Reuters) - Le Parlement wallon 
refusera de se plier à tout ultimatum adressé par les autorités 
européennes au sujet de son refus d'approuver l'accord de 
libre-échange avec le Canada (CETA), a déclaré lundi André 
Antoine, le chef de l'assemblée. 
    Les 28 pays membres de l'UE soutiennent cet accord 
commercial transatlantique, mais la Belgique ne peut donner son 
feu vert sans avoir le soutien de ses cinq composantes 
fédérales. Or, le Parlement de la région belge francophone de 
Wallonie, a rejeté l'Accord économique et commercial global 
(CETA, selon son acronyme anglais) le 14 octobre dernier. 
    L'Union européenne a donné à la Belgique jusqu'à lundi soir 
pour décider si elle soutient ou pas l'accord de libre-échange 
avec le Canada (CETA), sans quoi la cérémonie de signature, 
prévue jeudi prochain, sera annulée, a-t-on appris dimanche de 
source européenne. 
    Il y a une "marmelade de textes", a déploré André Antoine 
qui a fustigé un texte international manquant de sérieux et jugé 
que les ultimatums et les menaces étaient contraires aux 
principes démocratiques. 
    "Nous voulions la transparence, nous voulons que la 
démocratie soit respectée", a-t-il déclaré à la radio Bel RTL. 
    Le Premier ministre belge, Charles Michel, réunira à 13h00 
(11h00 GMT) les gouvernements fédéraux et régionaux, pour tenter 
de trouver une issue à cette crise.  
    Les Wallons craignent une forte hausse des importations de 
boeuf et de porc canadiens en cas d'entrée en vigueur du CETA et 
ont des doutes sur le système de juridiction indépendante qui 
sera mise en place pour résoudre les différends entre les Etats 
et les investisseurs, ce système étant susceptible, selon les 
détracteurs du texte, de se retrouver aux mains de 
multinationales. 
 
 (Philip Blenkinsop, Nicolas Delame pour le service français, 
édité par Benoît Van Overstraeten) 
 
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  • M9425023 il y a 6 mois

    La Féllonie socialeuse ne l'emportera pas en paradis. Quand les Flamands les largueront, ce qui ne saurait tarder maintenant, les Français sauront se souvenir du chantage anti-démocratique qu'ils viennent d'exercer.